C'est entendu.
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jeudi 13 octobre 2011

[Fallait que ça sorte] Steve Roden — The Radio

Écoutez-vous souvent la radio ? En dehors de certaines webstations de temps à autre, je ne le fais quasiment jamais… Je subis les ondes plus souvent que je ne les écoute, en général dans les voitures de connaissances qui ne partagent pas mes goûts (ni mon snobisme), ou bien dans les lieux publics (et il m'est arrivé plus d'une fois de vouloir fuir un magasin à cause de la musique qui y passait). J'avoue ne connaître que la partie émergée de l'iceberg, et sans doute existe-t-il d'excellentes stations en-dehors des plus connues — si vous en connaissez, n'hésitez pas à en parler dans les commentaires ! —. Peut-être les radios françaises populaires sont-elles aussi moins recommandables que celles d'autres pays (j'ai déjà eu cette impression)… mais j'ai tout de même du mal à imaginer ce qui, aujourd'hui, peut justifier l'engouement apparent de certains artistes pour la radio (combien de chansons connaissez-vous qui en parlent, voire en font l'éloge ?), quand on a tant de musiques intéressantes à portée de souris et — semble-t-il — tellement peu de découvertes à faire sur les ondes de grande écoute saturées par la heavy rotation de soupe populaire.

Pourtant, je trouve que le concept et l'objet en lui-même ont un certain charme. Suranné, sans doute. Mais si l'on considère le récepteur comme une oreille sur le monde, ce qu'il aura sans doute été pendant des générations (et est encore, en théorie, aujourd'hui), alors oui, on peut commencer à comprendre. Et c'est bien l'objet et l'idée qui semblent être à l'honneur de cette composition de Steve Roden, auteur de nombreux disques, d'installations et d'œuvres visuelles sur plusieurs médiums — un bel hommage… ou peut-être simplement un sujet choisi par défi, pour découvrir ce qu'il pouvait en tirer (Roden a basé certains de ses autres disques sur les sons du papier, des ampoules, du bois, d'une chaise en métal et autres matériaux/objets divers).


(extrait)

The Radio est une composition de dix-huit minutes qui utilise comme sources sonores quelques courts extraits d'émissions, mais aussi et surtout des sons produits par la manipulation d'un vieux transistor (antennes, boutons, haut-parleur…). Pendant cinq minutes, des cliquements et craquements — dont l'effet évocateur rappelle celui des craquements de vinyle — font la toile de fond d'une belle répétition de sons, aussi lo-fi qu'envoûtants, provenant d'une musique inconnue et sans doute quasi-impossible à identifier… avant de laisser la place à un poème chanté. Un poème écrit huit ans avant l'enregistrement de la pièce, lui aussi intitulé "The Radio", mais désormais aussi inaccessible à l'auditeur que les sources des sons précédents : tous les espaces du texte ont été effacés et d'autres ont été insérés arbitrairement toutes les trois lettres, transformant les mots en sons dont le sens nous échappe. Chanté a capella, inattendu, ce texte-son a quelque chose de sublime ; la musique prend des allures quasi-religieuses. Quand le chant s'arrête, seuls les sons de la radio continuent, et des voix lointaines évoquent — interprétation encore une fois toute personnelle — le retour à la réalité, à une spirale incessante d'informations, ne laissant que le souvenir de ce qui vient de se passer.

On est ici à l'opposé de la transmission au plus grand nombre : Roden le dit lui-même, "The Radio" aborde l'écoute en tant qu'acte intime et personnel. Le fait que cette composition garde, ainsi, certains de ses secrets lui confère un charme et une beauté supplémentaires : rien n'est ici évident au niveau du sens, mais tout est empreint d'une beauté ouverte à interprétation. Peu importe le fait qu'on ne comprenne pas les paroles : il s'agit là de la plus belle chanson que j'ai jamais entendue au sujet de la radio.


— lamuya-zimina


N.B. "The Radio" est disponible chez Sonoris ; le dernier disque de Steve Roden, intitulé "Proximities", vient tout juste de sortir chez Line.

samedi 24 septembre 2011

[45 Tours] Riot Grrrl #3 : Le Tigre - Deceptacon

Après presque une décennie de hurlements féministes et de guitares rageuses, l'énergie du mouvement riot grrrl s'essoufflait. Le punk-rock joué par ces groupes de filles d'un bout à l'autre des nineties tournait forcément en rond tandis que certaines, comme Sleater-Kinney, s'éloignaient de la contestation ouverte pour avancer dans leur propre direction, souvent vers un indie rock plus sage ou plus arty. Il faut dire qu'en 1999, les filles n'étaient plus des parias dans le monde du rock'n roll. PJ Harvey avait démontré en Angleterre que les femmes à grandes gueules pouvaient se faire entendre en dehors des États Unis et des tas de groupes se formaient où l'homme n'entrait même pas en ligne de compte. En 2000 devait paraitre le premier album d'Electrelane, et avec lui l'un des meilleurs groupes de rock de la décennie naissante naissait, qui n'était composé que de filles. Cependant, il restait des activistes convaincues que le combat ne devait pas cesser. Les femmes avaient certes gagné leur place dans un milieu d'hommes, leurs voix étaient entendues, mais l'égalité ? On n'y était pas encore. Kathleen Hanna, la hurleuse de Bikini Kill, était de ceux-là.





En 1999, comprenant sans doute l'impasse dans laquelle se trouvaient les riot grrrls à guitares et l'obligation pour un groupe désirant se faire entendre de ne pas être trop statiques, Hanna monta Le Tigre, un trio de punk synthétique. Avant que l'androgyne moustachue JD Samson ne remplace Sadie Benning l'année suivante, Le Tigre publia un premier album qui devait devenir le manifeste de ce que l'on appela (brièvement et sans grand fondement) l'electroclash. Un sous-genre musical auquel fut rattaché tout et n'importe quoi au début des 00's, de Peaches (pourquoi pas) à Miss Kittin en passant par Ladytron (n'importe quoi), des groupes utilisant en général des synthétiseurs à des fins plus ou moins remuantes, que ce soit pour faire danser en club ou, dans le cas de Le Tigre, pour faire remuer des filles remontées, des lesbiennes ou des garçons attirés par les lesbiennes. Les paroles étaient toujours aussi chicaneuses mais en faisant danser l'auditeur, Hanna tuait le mouvement riot-grrrl originel et offrait à de futures nanas revendicatrices d'amener le combat sur des terrains différents et le féminisme musical pouvait devenir une perpétuelle guérilla, sans ancrage et donc sans fin.


Joe Gonzalez

samedi 16 octobre 2010

[Grasse mat'] Sleater-Kinney - God is a number

Êtes-vous comme nous ? Est-ce une sorte de fantasme collectif au sein de note communauté (les amateurs de musique plus ou moins "pop") ? Êtes-vous allumés par la seule idée d'un groupe de filles ? Qui plus est lorsqu'elles beuglent un punk'n roll bruyant et un minimum féministe ? Nous on adore ça, non mieux, ça nous file une trique à réveiller les morts et comme il n'y a pas de meilleur moment pour ériger un mat qu'au réveil (Dame Nature y va de son coup de main, en général), je me suis dit qu'une rasade de feu Sleater-Kinney, le trio récemment splitté venu de l'État de Washington, pourrait sans peine faire entrer vos pôpauls et les nôtres en éruption.




Séparées depuis quatre ans mais pas inactives pour autant (Corin Tucker vient de sortir un premier album solo dont je vous parlerai bientôt, Janet Weiss cogne toujours les fûts de Quasi et des Jicks de Stephen Malkmus et Carrie Brownstein... bon OK, la seconde guitariste/chanteuse n'est plus très active), les trois riot grrrrls représentaient à l'orée du 21ème siècle de dignes descendantes des Slits, Bikini Kill et autres Shaggs, un rôle que l'on aimerait bien confier aujourd'hui à Trash Kit, un autre trio, anglais celui-ci, dont il faudrait que nous vous parlions, et vite. La particularité de Sleater-Kinney ? Avoir grandi avec le grunge à portée de bus et MTV comme camarade de classe : de quoi produire un rock vivace (deux guitares et une batterie, jouées fort), beuglé façon punk hardcore mais sans jamais oublier de ralentir le rythme si nécessaire ni de rendre les hurlements plus mélodieux.

Corin, Carrie, Janet. Vous ne possédez pas encore ce disque ? Sarieux ?

God is a number, tirée de leur quatrième album, "The Hot Rock" (1999), est une complainte à l'encontre de la technologie tricotée brutalement au moyen d'un riff particulièrement répétitif et d'un refrain tubesque sur lequel tout le sex appeal hululant de Corin peut se déployer. Si à l'écoute de ses hurlements, des torrents de lave en fusion s'écoulaient sur vos pieux, ne paniquez pas, c'est chose courante.


Joe Gonzalez

vendredi 27 août 2010

[Réveille Matin] Number Girl - Young Girl Seventeen Sexually Knowing

Vous pouvez appeler ça le "syndrome du touriste musical", touchant n'importe quel étranger qui écoute la musique d'un pays un peu à part en y voyant toujours des particularismes inédits ailleurs (ne me dites pas que ça ne vous fait pas ça pour l'Islande ou l'Allemagne !), mais quand j'écoute des groupes d'indie rock japonais, j'ai toujours l'impression qu'ils ont ce je-ne-sais-quoi que je ne retrouve pas ailleurs. Prenez Number Girl par exemple, ce groupe culte venu de l'ile de Kyushu et qui a su maintenir depuis son split en 2002 une fidèle fan-base à travers les océans, jusque dans les chambres sombres de geeks japonisants aux quatre coins du monde. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne vois pas qui d'autre que des japonais auraient pu monter un groupe pareil. Il y a cette manière de beugler qu'a le guitariste Mukai Shutoku évidemment, vomissant ses kenjis entre deux tentatives de justesse vocale qui n'aboutissent pas vraiment, avec ces mélodies qui sonnent typiquement 90's, façon Dinosaur Jr. sans morphine. Mais il n'y a pas que ça. Autre chose. Dans les suites d'accords. Une sorte de rage adolescente contenue qui crée des morceaux pas vraiment émouvants ou pleurnichards, pas vraiment brutaux ou froids, mais qui ont une amplitude, une puissance, comme si chaque note jouée créait un vide dans lequel le son se réverbérait, comme si toute la violence qui essayait tant bien que mal de sortir était tout de suite annulée pour ne devenir plus qu'une bourrasque sonore jamais trop rude envers l'auditeur, une relation amour-haine vis à vis du concept de pop music (bien que le tout soit diablement efficace).

C'est cela qui fait la force du deuxième album de Number Girl, "School Girl Distortional Addict", sorti en 1999 et qui a permis au groupe d'apparaitre sur le devant de la scène rock japonaise après quatre ans d'existence et déjà de nombreux fans derrière lui (comme la jeune Shiina Ringo qui était amie avec la guitariste Tabuchi Hisako et enregistra d'ailleurs son troisième album dont j'ai un peu causé avec le batteur de Number Girl). Une douce fougue héritière des changements d'humeur pop des Pixies, du hardcore un chouilla émo de Husker Dü et cette école du cri primal adolescent qu'avait tant popularisée Nirvana à une autre époque, et tout est dit. Prenez par exemple Young Girl Seventeen Sexually Knowing. Les guitares sonnent comme si elles étaient jouées en permanence avec les cordes à vide, parées d'une distorsion impériale, la batterie claque mais semble être enregistrée depuis l'autre bout de la pièce, tout est propre mais jamais trop, et l'adolescent qui n'en finit pas de mourir en vous devrait forcément accrocher à autant d'énergie juvénile. Quant à Mukai Shutoku, il hurle des trucs à propos de lycéennes, comme sur tout l'album d'ailleurs qui porte diablement bien son nom, et pour le coup là, il parle de celles de dix sept ans qui sont "sexually knowing." Et si mon japonais ne me permet vraiment pas de comprendre s'il les aime bien ou pas, laissez-moi moi vous dire que ça le fait hurler. Beaucoup. Et vous savez quoi ? Malgré sa tête de compositeur de musique de jeux vidéos, sa voix toute tremblante et ses paroles qui font un peu puceau, l'espace d'un morceau, il est monstrueux et imbattable.


Emilien Villeroy

mardi 10 août 2010

[Réveille Matin] The Magnetic Fields - The luckiest guy on the Lower East Side

Lorsqu'elle est sincère, la naïveté est une sacrée bonne amie, surtout si elle dépasse les limites du bon sens. Prenez les Magnetic Fields : lorsque circa 1999 Stephin Merritt et ses acolytes enregistrent les soixante neuf chansons d'amour qui deviendront leur chef d'œuvre, la naïveté de leur idée, la franche niaiserie du projet-même de délivrer un triple album plus ingénu qu'une jeune fille en fleur, la candeur extrême plus sucrée qu'une menthe à l'eau dosée de telle façon qu'on a envie de l'appeler eau à la menthe, le suicide commercial, en deux mots, représenté par ce triple CD hors de prix paru à deux mois d'intervalle du plus aisément commercialisable "The Battle of Los Angeles" de Rage Against The Machine, n'était qu'une preuve formelle et intemporelle de naïveté, dans ce qu'elle a de plus sincère, touchant et historique.

Toute l'idée de l'album reposait sur ce concept : écrire et chanter l'amour sous toutes ses formes. L'amour unilatéral d'une fille pour la ville de Reno, dans le Dakota (Reno Dakota), celui plus romantique où rien n'importe lorsque nous dansons (Nothing matters when we're dancing), celui de Ferdinand de Saussure, le fameux linguiste, pour sa quête de la vérité au moment de sa mort (The death of Ferdinand de Saussure), l'amour énoncé de façon préventive (Absolutely Cuckoo), expérimentale (Experimental Love), punk (Punk Love), ou tout simplement désolée (I'm sorry I love you) et j'en oublie. Les plus cyniques auront passé leur chemin bien longtemps avant que le premier CD ne touche à sa fin mais les autres y trouveront un manifeste pop comme on n'en fait pas beaucoup. Merritt y partage son chant, grave et pas très juste, avec des invités, les chansons sont courtes, mettent l'accent sur la mélodie, regorgent d'idées sonores parfois invraisemblables alternées avec un classicisme assumé. C'est l'un de ces albums merveilleux vers lequel revenir est toujours un voyage neuf. Une bibliothèque dans laquelle se plonger encore et encore.

Le Lower East Side, à New York



"I know Professor Blumen makes you feel like a woman
but when the wind is in your hair you laugh like a little girl
So you share secrets with Lou but we've got secrets too
Well, one: I only keep this heap for you
cause I'm the ugliest guy on the Lower East Side
but I've got wheels and you want to go for a ride"

Vous voyez, un type chante qu'il est le mec le plus veinard du quartier, et pourquoi ? Parce que si la fille de ses rêves est entourée de prétendants plus beaux, intéressants, malins ou proches d'elle que lui, il n'en reste pas moins que, lorsque le soleil inonde les rues, c'est avec lui qu'elle est, parce qu'il a une voiture, et qu'elle a envie d'aller faire un tour.


Joe Gonzalez

dimanche 29 novembre 2009

[Grasse Mat'] Air - Playground Love

Oui bon, j'ai du retard, je sais, mais j'en profite pour vous proposer un chouette réveil dominical, alors finissez vite fait la lecture, lancez le morceau en question et retournez donc sous votre couette, l'être aimé à vos côtés, et flemmardez encore un peu. N'en profitez pas pour vous rendormir ou remettre le couvert pour autant, je m'en voudrais de vous mettre en retard à la messe.

Je cause donc Sofia Coppola, fille du grand, et de Virgin Suicides, son superbe premier film sur la solitude adolescente, sept ans avant qu'elle ne finisse par tomber dans l'académisme en costume qui n'a rien à dire. La demoiselle a toujours aimé s'acoquiner avec les groupes branchés de tous horizons, en témoignent ses apparitions dans des clips de Sonic Youth, Madonna, Chemical Brothers ou encore Phoenix, ah tiens d'ailleurs elle s'est marié à leur chanteur Thomas Mars, ah tiens, c'est justement lui qui apparaît en guest star sous pseudonyme (Gordon Tracks, wat da ?) sur le morceau de ce matin, bon sang quelle transition. Bon, c'est un peu de la triche parce que Playground Love n'est pas à proprement parler dans la bande originale du film, mais c'est une version chantée du thème principal, Highschool Lover, les deux morceaux se trouvant sur l'excellent album de Air.



(Playground Love)

J'avouerais que ce morceau a quand même des d'éléments qui rebuteraient pas mal de monde : le fameux enchaînement d'accords utilisé à tort et à travers dans "Dark Side of the Moon" plaqué par un mellotron tout doux, solo de saxophone carrément soft... Et pourtant, sans que je ne sache vraiment expliquer pourquoi ça marche, on se sent comme en apesanteur pendant trois minutes trente, portés par une mélancolie fragile et légère qui repose sur trois fois rien. Bon évitez de jeter un œil au clip par contre, il a beau être réalisé par Sofia en réutilisant entre autres des images du film, je me sens tout de même moins prêt à chialer sur un beau morceau quand il m'est chanté par un vieux chewing-gum qui se ballade, même si c'est pour se retrouver mâchonné par Kirsten Dunst.

Thelonius.

mercredi 2 septembre 2009

[Réveille Matin] Elf Power - Jane

Bonjour à tous ! Vous savez probablement tous ce qu'est un revival (prononcer "rivaillevol"), et c'est très bien, mais parfois l'on est confronté à quelque chose de plus insidieux, un truc qu'on pourrait appeler remindal (prononcez "rimaïndol" ou traduisez ça "rappelal" si vous y tenez vraiment), et qui tient moins du retour en mode d'un genre disparu que de la réminiscence personnelle, à l'écoute d'un groupe ou d'un ensemble d'artistes, du son ou de l'esprit d'une époque révolue. Vous me suivez toujours ?

En tout cas, Elf Power est pour moi un groupe dont le créneau est un remindal du rock du début des années 70. Évidemment, ça n'évoque rien de précis lancé comme ça, mais je pense à deux choses en particulier. D'abord, et surtout, au soft-rock américain (ou anglais) dans le genre de Neil Young, Elton John, ou Dire Straits. Un rock poooosé, se différenciant du rock bruyant de son époque (le hard rock des années soixante dix ou le grunge du milieu des années 90) et ne se prenant pas la tête. C'est d'ailleurs quelque chose (ce remindal) que j'associe à toute cette vague de groupes associés à ce bon vieux Davy Fridmann. Cet esprit bon enfant, cette détente style "Entre ! Fais comme chez toi, mets toi à l'aise, mets toi à poil !" à mille lieues de se préoccuper de politique ou de choses sérieuses, ou alors avec humour et légèreté. Pour éclairer mon propos, je vous propose d'écouter Jane, tirée de "Dream in Sound" (1999), le troisième album d'Elf Power, produit par Sir David Fridmann, bien sûr.

Et puis la musique plus récente enregistrée par Elf Power m'a aussi remindé (rimaïndé) un autre courant du début des seventies, à savoir le Glam-Rock, et en particulier celui de Marc Bolan et de son T-Rex. Sur l'album sorti par le groupe en 2008 ("In a cave"), il y avait une chanson en particulier, New Lord, qui reprenait le boogie tremblotant de Bolan pour l'adapter à une époque et un lieu différents. Et je ne peux pas m'empêcher de vous faire écouter ça, alors en plus de l'habituel Réveille Matin présent dans le lecteur, je vous propose d'écouter le boogie flaneur de New Lord ici-même :


New Lord, 2008

Hé si vous trouvez que je débloque avec mes histoires de remindal et de soft-rock ou si vous trouvez la chanson nulle, n'hésitez pas à m'insulter dans les commentaires. Je préfèrerais quand même si vous ajoutiez un avis derrière les insultes, histoire qu'on se parle un peu. Parlez moi, parlons nous, habla inglès ?


Joe



P.S. : Je vous conseille vivement d'écouter l'album sorti l'année dernière par Elf Power en collaboration avec le vieux Vic Chesnutt : "Dark Developments," qui est très très bon.