C'est entendu.

vendredi 27 novembre 2009

[Fallait que ça sorte] Prince - Batman OST (1989)

Vous faites quoi ce soir ? On m'a proposé une soirée funky à l'autre bout de la ville, je crois bien que je vais y aller. Après tout, si je dois choisir entre ça ou maronner devant Facebook en écoutant Grizzly Bear et poster des statuts du genre "trouve que son job cr1 trop !!!" ou bien mon classique "ne rêve que de scaloppine al limone," je ne vois pas pourquoi j'hésite. Ne le prenez pas mal si c'est le programme que vous vous étiez fixé, mais "Why so ssssserious ?" Non ?

Quoi que vous choisissiez, vous planquer sous une couette ou aller remuer du fion, laissez moi vous parler de ce disque ô combien mésestimé de l'Artiste Jadis Appelé Prince, qui est aussi selon moi son meilleur album, parce qu'il faut bien reconnaître que, tubes ou pas tubes, ses autres disques ont toujours été plus ou moins inégaux, j'en veux pour preuve celui qui est considéré comme son chef d'œuvre, "Sign O' The times," et qui aurait pu être fantastique s'il n'avait pas été aussi long. (La phrase à laquelle vous venez d'assister est, en théorie, à considérer comme une "phrase coup-de-boule" mais je suis certain que la majorité d'entre vous n'a cure de Prince et ne m'en tiendra aucunement rigueur, ce qui fait que c'est un coup pour rien. Comme quand on était petits et qu'on jouait au ballon. Parfois on tirait trop fort et le ballon passait derrière le grillage du voisin et on criait "C'est un coup pour rien !").

Enfin bref, vous l'avez vu au moins Batman ? Le premier, hein, pas Batman 2 : le Défi, pas Batman Forever ni celui avec Clooney et encore moins ceux avec Christian Bale, non, je cause du premier film, réalisé par Tim Burton, avec Micheal Keaton qui joue Batman et Jack "Big Balls" Nicholson dans le rôle du Joker. Attention, je n'ai rien contre Chris Walken et le Pingouin, ni ne nie la super prestation de "feu" Heath Ledger de l'année dernière, mais le film de 89 est loin devant le reste pour moi. Peut-être parce que tu peux pas battre Jack Nicholson, peut-être parce que c'est le plus proche de l'esprit du comic book (entre film noir et pop art), et puis peut-être aussi parce que Prince en a fait la Bande Originale.
Rien n'aurait mieux collé à l'esprit bédé du film, m'est avis, que le patchwork funky de Prince. Je veux dire, il y a deux scènes particulièrement mémorables pour la musique, et si elles ne vous ont pas fait remuer quand vous avez vu le film, vous n'avez rien à fiche sur cette URL (si vous n'avez pas vu le film, je vous file un sursis, mais déconnez pas avec moi) ! Les deux scènes en question sont évidemment celle de la Parade aux Ballons à la fin, sur laquelle Prince chante Trust, et la seconde, la meilleure, la quintessence de ce movie, c'est évidemment la scène au Restaurant/Musée, lorsque les lascars du Joker ont endormi tout le monde sauf Vicki et qu'ils débarquent avec l'intention de tout saloper. Là-dessus, prince chante Partyman, et le Man en question, c'est un mélange du Joker, de Nicholson et de Prince lui-même, cet espèce de freak à trois faces qui met à sac les tableaux et qui danse jusqu'à Vicki tout en lâchant des petits commentaires bien vus sur les tableaux. Tout à fait mon type d'homme, je ne vous le cache pas :



Le truc avec cet album (car c'en est un), c'est que si on doit se fader deux balades mielleuses façon R&B mielleux des familles (le duo avec Sheena Easton sur The Arms of Orion ressemble à du Mariah Carey), les deux tubes funk dont j'ai causé plus haut ne sont pas les seuls bons moments du disque, et il y a de fameux beats sur des morceaux comme Batdance (qui n'est pas si éloigné que ça du premier album de Nine Inch Nails, sorti la même année, si on y regarde de plus près, ça vous embouche un coin !) ou The Future qui mélangent électro, rock, funk et prémices de hip hop, mais mon coup de cœur va au très pop Vicki Waiting, qui fait le pont entre Partyman et Trust, sans temps mort.

A vous de voir si vous préférez danser seuls ou accompagnés, du moment que vous vous décidez à donner sa chance à ce disque. Moi je me tire à l'autre bout de la ville où une amie s'est apparemment grimée en Bat Girl. Buona Sera.


Joe










SUPER BAT BONUS :

Le Joker est heureux de vous offrir la seule chanson valable issue des 3 albums sortis par Prince en 2009 :



[C'est tout vu] Un single qui fait plaise, merci Ezra Koenig

En attendant plus de news d'ici la fin de la semaine, je ne pouvais plus attendre pour vous parler de Vampire Weekend. Leur premier album, l'année dernière, avait fait grand bruit et beaucoup de gens l'avaient mis dans leur top de fin d'année, tout comme beaucoup d'autres l'avaient mis dans leur flop. Je le trouvais pour ma part assez inégal, avec une bonne moitié de chansons ratées et une poignée de réussites post-PaulSimonesques. Bon.
Par contre, comme vous allez finir par vous en douter, j'attends le second album, "Contra" (qui sort en Janvier) comme Léo Messi, vu qu'après un premier single plutôt pas mal, le second entre directement dans mes tops "meilleurs singles 2010" et "meilleurs clips 2010." Ça s'appelle Cousins, c'est court, c'est punchy, le clip me fait penser au Blur jeunot de Popscene et le voici messieurs et mesdames :




Joe

P.S. : Pas de Réveille ce matin, mais vous en aurez un Samedi !

jeudi 26 novembre 2009

[Réveille Matin] AC/DC - It's a long way to the top (If you wanna rock'n'roll)

Bonjour à tous. Ce matin je vais vous parler d'AC/DC et de Jack Black et je sais que ces gens-là ne font pas souvent l'unanimité, mais je vais vous demander de me suivre une seconde et de me laisser une chance de vous convaincre. Vous voulez bien ? Chouette.

Tout commence en 76 avec l'explosion du groupe Australien le plus connu de tous les temps, le meilleur groupe de hard rock (arrivé cinq ans après la vague hard américaine de 70-71) à vrai dire, qui ressortait alors son premier album avec une setlist presqu'entièrement différente (les nouvelles chansons sont des tubes).

A cette époque, It's a long way to the top (If you wanna rock'n'roll) était déjà géante. Bon Scott donnait un cours de Rock au monde, s'insinuant fastoche dans les godasses délaissées par un Mick Jagger boîteux, pendant que les frêres Young résumaient le concept de "power chords" et que des cornemuses rappelaient bruyamment que les descendants émigrés de William Wallace savaient encore partir en guerre. Pour rappel :



Difficile de faire oublier un truc pareil. D'ailleurs c'est bien la seule chanson avec laquelle j'ai pu par le passé tirer autre chose que du mépris de la part de Païens. En général les cornemuses laissent un peu d'admiration filtrer sur le visage du profane sans voix.
Pourtant, en 2003, le très inégal Jack Black (d'ailleurs, s'il vous venait à l'esprit de vous targuer d'un sobriquet du style "Jack RandomCouleur," je vous conseille de renoncer, à moins d'avoir pour projet d'être mi-figue mi-raisin, comme tous les autres types qui ont fait ce choix – voir "Jack White") se lançait dans une nouvelle comédie plus que moins liée au Rock (il a aussi participé à High Fidelity, et évidemment à Tenacious D & the Pick of Destiny : c'est un peu son fond de commerce), et probablement dans son meilleur film, à savoir School of Rock (en français Rock Academy). Le film est très chouette, drôle, et en tant que "professeur de rock," Black en fait des caisses, mais est souvent très juste lorsqu'il touche à l'apprentissage de l'Histoire du Rock et surtout à la transmission du fardeau. Ce movie est un gros "Do it Yourself" lancé tambour battant par un personnage pas mal autobiographique si vous voulez mon avis. Et rien que pour ça, vous devriez le voir.

Le passage le plus cool, outre celui où Black crée le groupe, est certainement le générique de fin, que je vous propose de regarder ci-après, et qui j'espère finira de convaincre les plus réticents :




Joe

P.S. : Ca s'écoute (très) fort.

mercredi 25 novembre 2009

[Réveille Matin] Claudine Longet - Nothing to Lose

C'est sympa deux minutes les voyages dans le temps et les explosions, mais parfois on a besoin de mélancolie délicate, de mélodies raffinées, en bref d'un peu de douceur. Et la douceur chante avec un accent français, vous saviez ça ? Bon, c'est pas vraiment une règle universelle j'en conviens, mais il faut avouer que dans The Party, Michèle Monet (oui parce que "Claudine Longet" ça faisait sûrement pas assez frenchy..?) est le personnage le moins antipathique invité volontairement à la soirée de M. Clutterbuck et forme avec Peter Sellers en indien à l'accent à couper au couteau et un serveur ivre mort le trio parfait d'une comédie parfaite, organisée et désorganisée par le parfait Blake Edwards.

"Voilà comment je suis récompensé pour avoir écrit une jolie chanson pour une comédie. On n'en entend pas une note." Forcément, on sent le compositeur Henri Mancini un peu aigri, parce qu'il ne fallait pas penser qu'une bossa nova lancinante allait passer devant les pitreries de Hrundi V. Bakshi qui se décompose en cherchant des toilettes. Et s'il ne parvient pas à se soulager la vessie durant la séquence, la mienne m'a en revanche lâché pas mal de fois devant sa tronche pas possible, puisqu'en meilleure comédie de tout l'étang qui se respecte, elle se laisse regarder encore et encore et encore sans jamais rien y perdre. Et malgré cela, le film dégage une vraie mélancolie par la gaucherie de deux étrangers perdus dans un système absurde qu'ils finiront par dynamiter dans une joyeuse anarchie sixties.





Bon maintenant vous vous situez un peu le charme de la demoiselle en question, vous êtes hypnotisés quand elle vous regarde droit dans les yeux en jouant sa douce ballade, c'est bon, ça y est ? Et bien elle a tué son petit ami d'un coup de flingue dans les années 70. Allez, bonne journée quand même.


Thelonius.

mardi 24 novembre 2009

[Vise un peu] The Drums - Summertime !

J'organise un blindtest géant tous les deux ou trois jours, chez moi. C'est un truc que je fais. Pour éviter de tourner en rond et de définitivement paumer tous mes copains, j'ai développé toutes sortes de variantes allant du simple «Je veux le nom de l'artiste et la chanson, vous n'avez que 50 secondes pour trouver» au plus sournois «Je ne veux que l'année de sortie du disque.» Et c'est avec cette règle du jeu-ci, justement, que je prévois de foutre en l'air la soirée de pas mal de mes "teupos" lors de la prochaine session, en leur passant des extraits du premier EP de The Drums.

Le quidam doté de bon sens ne pourra qu'enrager lorsque, narquois, je secouerai la tête à chacune de ses tentatives :

– 1982 !
– Non...
– 1985 !
– Presque... mais complètement faux.
– Je déteste tes soirées blindtest !
– Ca n'est pas une année du Calendrier Solaire, tu es viré du jeu.
Et pourtant il faut bien avouer que les sons de synthés, les boites à rythme et le chant, chez The Drums, fait invariablement penser au Commonwealth d'il y a 25 ans. On pense à Orange Juice en 82, The Smiths en 84 ou aux Hoodoo Gurus en 85, et à toute la vague pop Océanienne de cette époque, en fait. Et pourtant, "Summertime !" est le premier EP d'un quatuor de Brooklyn, et il sort cet Automne 2009.


Le premier single, Let's go surfing, que vous pouvez télécharger ici.

Mais alors pourquoi vous bassiner avec un groupe qui n'a même pas encore sorti d'album et qui, non content de sonner vieillot, sonne aussi "comme tout le monde" puisque les 80's sont à la mode ? Tout simplement parce que, comme vous le répèterez vous-même autour de vous après l'avoir écouté : «The Drums sont les plus forts et leur EP est le meilleur.»

Outre le bon gros charisme adulescent de Jonathan Pierce et son talent pour écrire des chansons (sur les six chansons que compte ce disque, aucune n'est moins bonne, et on compte quatre tubes en puissance), sa façon de chanter, toute en décontraction estivale et son timbre de petit branquignole, notamment sur Don't be a jerk, Jonny, rappelle le timbre et la fragilité de Christopher Owens, de Girls. Cependant, là où les Californiens, sur leur "Album" se permettent de revisiter de multiples sous genres (le shoegaze, par exemple) et de prendre leur temps, les Drums vont eux droit au but. Cet EP est une profession de foi, sans détour. Une déclaration d'amour inconditionnelle à la Pop avec un grand P, dans toute la naïveté que les années 80 de Ferris Bueller et Marty Mc Fly impliquaient.



Pas de temps à perdre, donc, et si de bonnes idées pullulent (le clip de Let's go surfing, la balade Down by the water en conclusion, les accroches dans le style du "And I'll always miss you" vers 2:08 sur Submarine, etc), l'humour et la légèreté sont la clé, comme avec les paroles de Don't be a jerk, Jonny, où l'on suit le dialogue entre Jonny et Jenny, le premier reprochant à la seconde d'être devenue stupide à coups de "You used to be so pretty / But now you're just tragic /Believe in something / You're full of horseshit," le tout dans une ambiance détendue, bon enfant, voire enfantine. Le concept même de la pochette du disque, de son titre, et de ce Let's go surfing qui rappelle forcément les Beach Boys, est selon moi un gros coup de pied dans l'eau destiné à éclabousser un peu une scène Brooklynienne qui tend à voir ses chevilles enfler depuis quelques mois (Grizzly Bear, Telepathe, Yeasayer, MGMT, Vivian Girls et taaaant d'autres, dont mes chouchous Dirty Projectors et Chairlift). Bon, je vous l'accorde, c'est peut-être moi qui divague. Présumer d'intentions aussi mesquines de la part d'un groupe aussi COOL et SYMPA que les Drums n'est peut-être pas logique, mais si l'on occulte le fait que le groupe est né en Floride, pensez-y, l'idée d'aller surfer à Brooklyn (de nuit, si l'on en croit le clip) ne semble tout de même pas couler de source, si ?

Quoi qu'il en soit, certaines des meilleures chansons de l'année sont sur ce disque, alors écoutez-le.


Joe

[Réveille Matin] The Lovin' Spoonful - Summer In The City

Plan sur le pont de Brooklyn, tôt le matin. L'image est très sombre, mais rouge. On sent que c'est l'été. Bruits des voitures. Un orgue résonne soudain, étrange et sombre. Le coup de batterie fait apparaître les mots "DIE HARD" en petit à l'écran. Puis un autre coup de batterie amplifié et BAM, un grand "WITH A VENGEANCE" barre l'image. Enfin, hop, dernier coup de batterie, changement de plan, sur New York et ça démarre. La musique est détendue, groovy, un peu mélancolique au départ, le chanteur lance "Hot town ! Summer in the city !" Rapidement, on arrive sur le refrain, et là, ça devient plus lumineux, on sent les sixties et la chaleur. A l'écran, vous avez des plans sur les gens de la ville : ils sortent du métro, ils arrosent le trottoir, ils sont dans les embouteillages. Tout est parfait. Puis un plan insistant sur un grand magasin. Subitement, la musique s'arrête, et BOUM, tout explose, il y avait une bombe, un camion s'envole, un vrai raffut, beaucoup de fumée et hop, le film est lancé.


Vous savez pas l'effet que m'a fait ce début quand je l'ai vu pour la première fois, avec cette musique trop cool et inconnue derrière, à 9-10 ans sur Laserdisc (oui, on avait des laserdisc à la maison, les vynils du cinéma, mais en moins cool ; je ne crois pas qu'on puisse dire que "le laserdisc rend l'image plus chaude," ou être friand du "plaisir de changer de face en plein milieu du film"). Je passais des heures à me mater ce troisième épisode de Die Hard en boucle. Bruce Willis était parfait et avait des répliques cinglantes. Il formait un duo génial avec Samuel L. Jackson. Et puis Jeremy Irons en méchant sadique qui fait des devinettes (je me souviens toujours par coeur des énigmes et de leurs réponses, et je les refaisais à des amis dans la cour de récréation), c'était parfait pour moi. Et ça l'est toujours, ce film repassant sur mon lecteur dvd au moins deux fois par an, restant le meilleur film d'action du monde.

Récemment, j'ai écouté un best-of des Lovin' Spoonful, un groupe un peu quelconque des 60's à qui on doit une poignée de morceaux convenables sur des albums oubliables qui n'ont rien révolutionnés, mais l'ont au moins fait gentiment. Et je suis tombé par hasard sur leur morceau "Summer In The City". Choc considérable. Les images qui reviennent en tête, instantanément, liées à jamais à la musique. "Mais ! Mais ! Je connais ça !" Et, soudain, le morceau en lui-même qui apparaît comme un tube ultime, léger et magique. La façon dont l'autoharpe sublime le refrain. Et surtout, la découverte du reste du morceau. Bah oui, dans le film, le morceau se coupe brutalement sur l'explosion et il n'y a pas la suite. Il se coupe quand le chanteur dit "bus stop" pour être précis. Imaginez un peu cette sensation tordue : un morceau dont on connaît le début par cœur, mais dont on n'a jamais écouté la fin. Le petit break à la rythmique rigolote avec les bruits de voitures qui klaxonnent rajoutés pour créer une atmosphère d'été dans la ville. Et qui donne sur le retour du clavier principal et sa descente harmonique délicieuse. Et oui, il manquait tout ça. Mais maintenant, c'est réparé, allez écouter ça dans le player pour commencer la journée de manière merveilleuse. Et en l'écoutant, réfléchissez à ça : vous avez un bidon de 3 gallons et un bidon de 5 gallons, les deux n'étant pas gradués. Comment faire pour avoir 4 gallons d'eau tout juste dans le bidon de 5 ? Vous avez 3 minutes.


Emilien.

lundi 23 novembre 2009

[Réveille Matin] Huey Lewis & The News - The Power of Love

En 1985, Ronald Reagan recevait dans le Bureau Ovale, Marty McFly portait une doudoune sans manches rouge sur une veste en jeans sur une chemise à carreau et Huey Lewis était une pointure (disons 45) qu'on invitait avec le gratin à participer à USA for Africa. Autres temps, autres mœurs.

Ok, cette chanson possède deux des trois qualités inhérentes à toute bonne œuvre qui se respecte, à savoir l'aspect nostalgique lié au premier volet de la saga Retour Vers le Futur et le fait que vingt cinq ans plus tard elle soit toujours aussi bien. Cela dit, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : ça n'est pas une chanson ULTIME puisqu'il lui manque le troisième aspect : l'importance historique, le rôle, le sens (par ailleurs, si vous vous demandez d'où je sors cette "preuve par trois" qui fait loi, je ne viens pas de l'inventer, elle est née hier soir dans un bistrot).

Huey et son quasi-mullet en haut à gauche.

The Power of Love n'est qu'un blues assez simple, électrisé et avec d'affreux synthés sur le refrain parce que c'était la mode mais ça n'est rien de plus qu'un rock'n roll enregistré avec 30 ans de retard par un type pas tout jeune pour une Amérique Blanche de Classe Moyenne Respectable désireuse d'un blues pas trop sale. C'est une merde cette chanson, disons-le clairement.
Mais elle défonce.


Joe