C'est entendu.
Affichage des articles dont le libellé est country. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est country. Afficher tous les articles

vendredi 11 février 2011

[Réveille Matin] Gene Clark - Because of You

Le saviez-vous : de la dissolution des Byrds, ces californiens aussi fans des Beatles que de Bob Dylan, diffuseurs à grande échelle d'une pop psychédélique west coast pendant deux ou trois riches années (de 65 à 68 disons) sont nés certains des meilleurs disques de... country music du début des années 70.



C'est vrai quoi, Roger McGuinn (que l'on entendait sur la bande originale d'Easy Rider) s'est lancé la tête dans le guidon vers une carrière solo très "americana" (il a même fait partie du grand show itinérant de Dylan, la Rolling Thunder Revue, au milieu des années 70), et puis David Crosby s'est vite acoquiné de Stephen Stills, Graham Nash et Neil Young (inventant plus ou moins au passage le soft rock ultra chiant qui aura pourri les ondes pendant des années) avant de jouer une folk américaine bien terre-à-terre. Mais c'est surtout avec les deux autres piliers du groupe que la suite est devenue intéressante. Gram Parsons, qui était encore là pour le dernier grand album des Byrds, "Sweetheart of the Rodeo" (1968), un classique de la country alternative des années 60, a publié dans la foulée deux chefs d'œuvre ("GP" et "Grievous Angels") du genre, dont je vous parlerai peut-être un jour parce qu'aujourd'hui on s'intéresse à Gene Clark, dont vous venez d'écouter l'une des plus belles chansons d'amour, parue en 1971 sur "White light", sa première vraie réussite (avant l'ambitieux "No Other", l'un des plus intelligents et originaux disques de musique country jamais enregistrés).

Très proche de Neil Young (celui de "Harvest" et "On the Beach") en ce qui concerne le jeu de guitare, Clark se démarque du canadien par son chant, semi-crooné, pile entre Merle Haggard et Gram Parsons, justement. Pas loin plus du folkeux ultra nul James Taylor (vu au volant de plein de voitures dans Macadam à deux voies, meilleur acteur que chanteur c'est un fait), Clark parvient néanmoins à éveiller des sentiments de sa voix douce, comme une caresse de cowboy et ça n'est pas parce qu'on habite tout seul dans un ranch et qu'on porte des pantalons en cuir qu'on n'a pas le droit à un peu de tendresse.


Joe Gonzalez

mercredi 19 août 2009

[Réveille Matin] Bobbie Gentry - Mornin' Glory

Si la Margo d'hier vous a enchanté, vous devriez vous y retrouver avec la Bobbie d'aujourd'hui. Sortis à quelques mois d'intervalle (en 1968), le premier album de Margo dont vous parlait Emilien hier et le second album de Bobbie, "The Delta Sweete," partagent la même fraicheur mais diffèrent par leurs origines : Margo était New Yorkaise et Bobbie née dans l'Etat du Mississippi.



Avec son look de southern belle rappelant un peu la demoiselle June Carter, alors sur le point d'épouser un Johnny Cash au sommet de son art (lequel ne manquera pas d'inviter Bobbie dans le Johnny Cash Show télévisuel quelques temps plus tard), Bobbie Gentry venait de cueillir le public l'année précédente avec le single Ode to Billy Joe, balade country enchanteresse. Petite dernière et nouvelle égérie du genre musical cher aux états du Sud, elle fit encore mieux avec "The Delta Sweete," un disque mêlant country et pop orchestrale, humour et tendresse, avec beaucoup de réussite.

Mornin' Glory semble avoir été littéralement enregistrée au réveil d'un joli matin de Printemps, par une Bobbie bâilleuse, et heureuse de ne pas se réveiller seule...
Vous ne serez pas seuls, ce matin, vous non plus, puisque Bobbie sera là.

Et puis voici un live d'époque, en qualité assez minable, et probablement en playback (comme le voulait le bon sens d'antan), mais je vous la propose quand même :

vendredi 17 juillet 2009

[45 Tours] Glen Campbell - Rhinestone Cowboy (1975)

Glen Campbell, c'est le moins sale des cowboys, le moins grossier des garçons vachers, le moins enclin à porter le stetson et les éperons, celui qui a le moins l'accent texan et qui n'a même jamais vu un seul bovin de ses yeux vu. En clair, Glen Campbell est une fraude à la country sur la thématique de laquelle il a construit sa carrière.
Son truc, à Glen, c'était d'être accompagné par un big band, de porter de charmants tuxedos, et de coiffer sa mèche comme il faut. Glen était le seul cowboy à préférer Frank Sinatra à Hank Williams. Du coup, beaucoup de gens lui reprochent sa carrière mielleuse et sa country pour mamans, mais pas moi. Peut-être est-ce une réminiscence de l'époque à laquelle j'étais un fanatique invariable de Radiohead, lesquels avaient un jour repris Rhinestone Cowboy (certainement pour la blague), ou peut-être est-ce tout simplement que j'aime bien les cowboys mollassons, mais ce single me met en joie et égaie ma canicule. Pas vous ?