Condo Fucks est Yo La Tengo. Le fin mot du faux vrai canular était connu depuis plusieurs semaines lors de la sortie de Fuckbook. Si vous n'étiez pas au courant, maintenant vous l'êtes.Le trio de Hoboken, auteur il y a trois ans d'un grand album affichant toutes les facettes du rock, a donc décidé de se muer temporairement en un avatar garage lo-fi, que l'on pourrait penser influencé par l'engouement actuel du public "indé" américain pour le rock au son crado (cf la vague "shitgaze"). Pour les amoureux de trivia, la fausse légende veut que cet album ait été enregistré au moment de la sortie de Fakebook, en 1990, album réussi d'un autre avatar de Yo La Tengo, en mode country cette fois-ci. On peut aussi y voir une critique de Facebook, mais ça me paraît hors de propos. Quoiqu'il en soit, voici un faucumentaire qui vous renseignera mieux :
Tout ceci ressemble d'avantage à une vaste blague qu'à un réel projet et dans ce cas, quelle que soit la raison qui a provoqué la naissance de Fuckbook, j'entends bien considérer l'album avec humour, curiosité et un brin d'ironie.
L'album se compose donc de onze chansons, comprenant un paquet de reprises de groupes anglophones dont les Small Faces, Richard Hell, les Beach Boys, Electric Eels, Troggs, Slade et les Flamin’ Groovies ainsi que des originaux comme Fuckin' Gary Sandy ou Let's get rid of New Haven, tout cela joué bruyamment par le combo crado guitare/basse/batterie de Condo Fucks. Pour vous donner une idée, écoutez Dog Meat, dans le lecteur. Tout le reste est dans le même ordre d'idée.
Fuckbook, c'est trois adultes prenant le thé un Dimanche après-midi. Georgia apporte les petits gateau à Ira et James (dans cette vision de l'esprit, je suis affreusement mysogine, et eux aussi) quand tout à coup, Ira lance l'idée drôle et stupide à la fois de cet album bruyant.
Là où neuf groupes aux carrières équivalentes sur dix balanceraient cette idée dans leur corbeille à papier recyclable, trop soucieux d'entâcher leur image avec un disque non conventionnel, Yo La Tengo est plutôt du genre à finir le thé avant de réserver un studio pour le lendemain et enregistrer onze reprises en une après midi.
L'humour est bien trop absent dans la musique pop/rock de nos jours et il faut bien reconnaître à Condo Fucks leur envie de "jouer." Après la country de Fakebook, la compilation de reprises plutôt justement intitulée "Yo La Tengo is murdering the classics" (2006) et l'EP Nuclear War (2002, bientôt sur C'est Entendu), sur lequel le groupe donnait quatre versions d'une longue et collégiale attaque préventive, Fuckbook se situe dans une certaine continuité et est on ne peut plus raffraîchissant, venant d'un trio de vétérans, dont les débuts remontent à la seconde moitié des années 80.
En cela, Fuckbook est un Metal Machine Music de plus au compteur de Yo La Tengo.
BON OK, j'exagère à mort en comparant ce disque au coup-de-boule-dans-les-tympans sorti par Lou Reed il y a bientôt vingt-cinq ans, mais il n'empêche que je les considère tous deux de la même façon : des disques couillus, drôles et inécoutables.
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Tout ceci ressemble d'avantage à une vaste blague qu'à un réel projet et dans ce cas, quelle que soit la raison qui a provoqué la naissance de Fuckbook, j'entends bien considérer l'album avec humour, curiosité et un brin d'ironie.
L'album se compose donc de onze chansons, comprenant un paquet de reprises de groupes anglophones dont les Small Faces, Richard Hell, les Beach Boys, Electric Eels, Troggs, Slade et les Flamin’ Groovies ainsi que des originaux comme Fuckin' Gary Sandy ou Let's get rid of New Haven, tout cela joué bruyamment par le combo crado guitare/basse/batterie de Condo Fucks. Pour vous donner une idée, écoutez Dog Meat, dans le lecteur. Tout le reste est dans le même ordre d'idée.
Fuckbook, c'est trois adultes prenant le thé un Dimanche après-midi. Georgia apporte les petits gateau à Ira et James (dans cette vision de l'esprit, je suis affreusement mysogine, et eux aussi) quand tout à coup, Ira lance l'idée drôle et stupide à la fois de cet album bruyant.Là où neuf groupes aux carrières équivalentes sur dix balanceraient cette idée dans leur corbeille à papier recyclable, trop soucieux d'entâcher leur image avec un disque non conventionnel, Yo La Tengo est plutôt du genre à finir le thé avant de réserver un studio pour le lendemain et enregistrer onze reprises en une après midi.
L'humour est bien trop absent dans la musique pop/rock de nos jours et il faut bien reconnaître à Condo Fucks leur envie de "jouer." Après la country de Fakebook, la compilation de reprises plutôt justement intitulée "Yo La Tengo is murdering the classics" (2006) et l'EP Nuclear War (2002, bientôt sur C'est Entendu), sur lequel le groupe donnait quatre versions d'une longue et collégiale attaque préventive, Fuckbook se situe dans une certaine continuité et est on ne peut plus raffraîchissant, venant d'un trio de vétérans, dont les débuts remontent à la seconde moitié des années 80.
En cela, Fuckbook est un Metal Machine Music de plus au compteur de Yo La Tengo.
BON OK, j'exagère à mort en comparant ce disque au coup-de-boule-dans-les-tympans sorti par Lou Reed il y a bientôt vingt-cinq ans, mais il n'empêche que je les considère tous deux de la même façon : des disques couillus, drôles et inécoutables.
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