C'est entendu.
Affichage des articles dont le libellé est Playboy's Bend. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Playboy's Bend. Afficher tous les articles

lundi 9 août 2010

[Alors quoi ?] Playboy's bend, l'interview

En 1989 Nintendo créa le Game-boy et avec lui une horde de geeks qui allaient s'acclimater l'oreille aux sons de la console portable. Plus de vingt ans plus tard, ces sons Lo-Fi (Low-Fidelity, opposé au Hi-Fi), calqués sur les mélodies 8-bit, redonnent un second souffle à nos vieilles consoles "démodées." Les Playboy's bend, chirurgiens nerds, trafiquent, customisent, réarrangent les vieux jouets de notre enfance pour nous plonger dans une pop chiptune et bruitiste des plus nostalgiques. Comme aime le dire le pompier moustache : "Let's go !"

Playboy's Bend - Popkid 2000


Pendant les quatre jours du Festival de Dour, j'ai eu la chance de croiser ces recycleurs de jouets hors-pair et de leur poser quelques questions.



"Après tout, la musique, c'est aussi un jeu"


C'est Entendu : Bonjour Caroline, bonjour Xavier. J'ai eu la chance de vous voir aux Ardentes de Liège il y a quelques jours et ici à Dour. Vous tournez de plus en plus et pourtant vous restez atypiques dans le paysage musical belge. Comment définiriez-vous votre style pour les lecteurs de C'est Entendu ? Un 8bit Lo-Fi ?


Xavier : En fait, on utilise des sons Lo-Fi oui mais avec un coté expérimental. On peut dire qu'on est un groupe de Pop-Synthé/électro à la fois bruitante et expérimentale. Notre but, c'est de faire de la pop mais tout en gardant une originalité sonore, une pop un peu décalée en quelque sorte.


CE : Experimentale et bruitante ? Ça parait fort élitiste dit comme ça …


Xavier : Non justement, on n'est pas élitiste du tout, je peux te dire qu'on a donné pour ça. Notre première volonté c'est de plaire ! D'ailleurs, l'interface des jouets nous permet de toucher plus directement les gens. Ils voient les jouets et se disent "oh c'est sympa, c'est inoffensif" et nous, on en sort des sons très noise ! Et je trouve qu'ils ont raison, c'est vrai que c'est sympa les jouets, plus que de rester derrière un ordinateur…


"Pika pika !"


CE : Justement, ces instruments/jouets incroyables, vous les trouvez-où?


Xavier : Un peu partout : brocantes, seconde main ou encore les parents désabusés par leurs enfants qui appuient trop sur le bouton (rire) ! Les petits rien aussi …


CE : Cette idée peu banale de trafiquer d'anciens jouets, elle vous est venue comment ?


Xavier : En fait, parallèlement à mes cours d'électronique, j'ai découvert sur Youtube des américains qui faisaient ça (ndlr ça s'appelle du "circuit bending"), j'ai passé des heures à regarder ça et j'ai trouvé ça délirant. J'ai tout de suite acheté un ou deux jouets, j'en ai grillé deux ou trois (rires) ! Et puis, au fur et à mesure, je me suis dis "pourquoi pas en faire un projet musical ?"



CE : On a souvent l'impression que ceux qui font, comme vous, du Lo-Fi et du 8-Bit sont d'anciens grands joueurs de jeux-vidéo qui veulent redonner une deuxième jeunesse à leur passion !


Xavier : Moi j'étais un champion à Pacman (rires) ! Vraiment ! Ceci dit, c'est vrai que je ne joue plus aux jeux actuels, alors que j'adore reprendre un vieux Game-Boy et y rejouer.

Caroline : Moi aussi, j'ai juste un vieux Game-Boy et une GameCube avec seulement Mario Kart.



CE : Comment expliquez-vous cette nostalgie des jeux "old school" et cette naissance du chiptune dans la musique ?


Xavier : Je crois qu'aujourd'hui, on est tellement dans le Hi-Tech, ça a un coté chirurgical. Je ne pense pas que ce soit avec une technologie plus développée qu'on s'amuse plus. On revient à des trucs plus simples, comme des Game-Boy… Le jeu-vidéo, ça ne doit pas être compliqué pour être amusant ! Et là justement, on est arrivé à des choses trop sophistiquées.

Caroline : Je crois aussi que c'est un retour de mode, un retour vers les eighties.


CE : Il y a quelques heures, vous étiez sur une scène de Dour, le concert s'est bien passé ? Le public ici, vous le trouvez comment ?


Xavier : Je crois que c'est le concert où on s'est le plus amusé, on reviendra (rires) !


CE : Vous avez eu un petit soucis de guitare apparemment ! (ndlr la guitare/jouet a planté pendant le solo de Caroline, le public a alors repris en chœur le thème qu'elle jouait)


Caroline : C'était impressionnant !

Xavier : Ici le public n'a pas peur !


CE : Ça vous arrive souvent que vos instruments plantent comme ça ?


Xavier : Ça fait partie du jeu ! On joue avec des puces "Made In China," très cheap. J'essaie d'optimiser pour que ça plante le moins possible mais quand ça arrive on se dit "c'est pas grave !"

Caroline : On ne vient jamais à un concert sans piles (rires) !

Xavier : Et puis la prise de risque, c'est excitant ! Tout ça, ça fait partie du Lo-Fi, ça joue beaucoup sur l'aléatoire. Ca fait partie du jeu … c'est juste une histoire de jeu. Après tout, la musique, c'est aussi un jeu !



Playboy's Bend, ça n'est pas seulement deux grands enfants avec des jouets sur scène, mais bien un groupe à l'inventivité (trop) rare dans ce plat pays. Ce duo aux influences multiples et intéressantes (on a par exemple aperçu Caroline au concert de Chris Cunningham) sortira bientôt un nouvel album. C'est Entendu va garder l'oreille tendue vers ces deux liégeois, il y a fort à parier qu'ils nous réservent de jolies surprises.


Le site officiel du groupe

Le Myspace

La page Facebook




Julien Masure

vendredi 6 août 2010

[They Live] Dour Festival 2010

Dour Festival, que demande le peuple ?
15, 16, 17 & 18 juillet


Photos par Julien Masure

Dour est bien plus qu'un festival, c'est un événement fédérateur. C'est un amour d'été auquel on pense pendant nos hivers glacés. Quatre jours de musique en continu sur six scènes différentes, c'est tout simplement ce qui se fait de mieux en matière de festival en Belgique et cette édition (même si on pouvait avoir quelques réserves sur le line-up avant de s'y rendre) ne déroge pas à la règle. Vous imaginez bien qu'avec presque soixante heures de musique (voire plus si l'on compte la "tente after") au programme, il serait vain de prétendre être exhaustif. Vice inhérent à tous les festivals (ou presque), la notion de choix reste le dilemme de tout un chacun. Dour et ses six scènes font rêver d'ubiquité. Laissez-moi cependant vous raconter les meilleurs moment de ces quatre jours de musique, de chaleur, d'alcool et de découverte musicale tel que j'ai pu les vivre !

Si cette édition a été de qualité, ce fut dès son ouverture. Il n'est que 14 h, le premier jour et je me dépêche. Playboy's Bend, groupe belge 8-bit/bruitiste ouvre les festivités. J'avais pu les voir quelques jours auparavant aux Ardentes. Bidouilleurs nostalgiques, ils retouchent leurs vieux jouets et s'en servent comme véritables instruments. Au delà de la simple anecdote, ce groupe développe une véritable bit-pop fraiche et originale. La Belgique, ce n'est pas que les Tellers et autres Eté 67 trop peu imaginatifs ! Le public l'avait compris et était plus que présent, ce, malgré l'heure prématurée de ce concert. Je les ai recroisé plus tard pour leur poser quelques questions (leurs réponses seront lisibles ici-même avant la fin de la semaine).




A peine une demi-heure de repos et Peter Digital Orchestra installe ses platines sur la même scène. Dandy aux moustaches old-school, il enflamme la tente et fait danser ceux qui hésitaient encore. Avec une House influencée par le Hip-Hop et la 8-Bit (lui aussi), Peter Digital Orchestra fait partie de ces découvertes agréables qui confirment la réputation du festival. Je regarde ma montre, il est à peine 17 heures...







Hypnotic Brass Ensemble a été le souffle jazzy du festival. Même si les neuf musiciens de Chicago n'avaient rien de novateur ni de subversif, leur jazz-hip hop s'est imposé de lui-même. On y passe, on y reste et une fois fini, on les quitte, le baume au cœur. Dan Le Sac vs Scroobius Pip ont, quant à eux, enfoncé le clou hip-hop avec qualité. Le point fort de ce concert reste le problème technique qui a obligé Dan Le Sac (le chanteur) a meubler quelques minutes avec un flow a capela des plus épiques (au point qu'on en a eu la chair de poule).



Autant vous le dire tout de suite, le plus grand moment de ce festival, peut-être même le plus grand moment de mes vacances d'été, fut le "concert" de Chris Cunningham. Pour ceux qui ignorent encore qui est cet homme (trop) étrange, il n'est autre que l'un des plus grands réalisateurs de clip vidéos (il a également réalisé des courts, des publicités ainsi que, je suppose, d'autre choses obscures). Il est l'auteur du très fameux clip de windowlicker, par exemple.

Ce show visuel était attendu par beaucoup ! Trois écrans et des lasers étaient au service de l'anglais pour un concert mêlant angoisse à excitation. Chris Cunningham, avec l'aide de divers types de musiques (ambients abstract) et de quelques expérimentations, donne une nouvelle dimension au mariage du son et de l'image. Les beats complexes prennent sens lorsque la vidéo leur fait écho et l'amoncellement d'images devient cohérent avec la musique. Les histoires qu'il nous conte font froid dans le dos, nous échauffent la bile ou bien excitent nos muscles. On y retrouve la "femme à la grosse tête" (qui est devenue encore plus étrange), bien connue de la pub pour Playstation où encore "Rubber Johnny," l'humanoïde terrifiant. Le tout est bien évidemment retravaillé, reformulé et bien plus immersif (ainsi que le montre cet extrait ou encore celui-ci). Beaucoup ne semblent cependant pas comprendre l'originalité de ce concert. J'ai pu entendre des "Oh, t'as vu y a des écrans !" ou encore les exaspérants "alllllééééé" pour appeler les basses (sic). L'immersion est telle qu'on les oublie vite pour se plonger totalement dans la tête mindfuck du freak. Ce sera une reprise magnifique du New-York is Killing Me de Gil-Scott Heron imprimé sur des images des rues New-yorkaises qui achèveront ce live unique. On ressort déboussolé de ce concert, perturbé. Plus qu'un show, ce fut une expérience.


Rainbow Arabia a, malgré la maigreur du public présent dans sa tente, offert un live de qualité. La belle et énergique Tiffany Preston (la chanteuse et guitariste du groupe) ferait presque oublier, par ses postures suggestives, que Rainbow Arabia est non seulement un duo mais que ces deux-là sont mariés. Les mélodies exotiques mélangées à un rock assez frais produisent un concert complet, sans être pour autant transcendant.

L'électro fut, comme chaque année à Dour, de très haut niveau. Impossible cependant d'être exhaustif et j'ai, par exemple, du occulter le grand Carl Craig à mon plus grand regret. Trois noms sortent cependant du lot. Jesse Rose a proposé un set de sa meilleure micro-house. Dave Clarke, le très connu Dj-Producteur a assommé le festival d'une techno puissante et étourdissante. Enfin, Renaissance Man, le duo finlandais, a joué tout simplement le meilleur set qu'il m'ait été donné de voir depuis très longtemps. De Aphex Twin (un remix de Windowlicker hypnotisant) à Animal Collective (le remix non officiel de Mike Monday), ces quelques 90 minutes de set n'auraient jamais dû se finir ! On pourra noter également le concert de De La Soul qui a bien sûr rassemblé et mis tout le monde d'accord. Sans être pour autant exceptionnel, ce set a porté la foule et a réveillé le hip hop nineties qui s'était assoupi en nous. Le concert s'achève avec un clin d'œil à Gorillaz, ils confirment leur place de tête d'affiche et l'assument à merveille ! Sur une note plus critique, Gui Boratto et Agoria ont déçu. L'un comme l'autre n'ont jamais pu décoller. La faute peut-être au fait que Gui Boratto s'est produit après Jesse Rose et Agoria après Dave Clarke, une relève difficile.

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre concernant Los Campesinos! Leur dernier album "Romance is Boring" n'est pas inintéressant mais j'avais des réserves concernant sa portée sur une scène. Elles se sont confirmées une fois que le groupe a entamé son premier morceau. Plat, sans la chaleur que pouvait transpirer l'album, les gallois ont déçu. Ce fut le cas également (et c'était prévisible) pour Uffie. L'américaine, lavée à la hype-o-matic, s'est montrée telle qu'on pouvait l'imaginer : vide, formatée et inintéressante. On s'est empressé de passer son chemin.

Ce qui fait la force de Dour, c'est sa philosophie (il reste l'un des rares grands festivals qui a refusé de se faire racheter par le géant Clear Channel), son ambiance, son affiche de qualité, ses découvertes. Ces choses qui font que c'est plus qu'un festival. C'est Entendu est rentré comblé de ces quatre jours de musique en tous genres. On remet une croix dans le calendrier pour l'édition 2011 !


Julien Masure

Prochain numéro : quelques autres festivals et la conclusion du dossier.

mardi 3 août 2010

[They Live] Les Ardentes de Liège


Les Ardentes de Liège, "je préfère partir plutôt que d'entendre ça plutôt que d'être sourd !"
8, 9, 10 & 11 juillet


Ce qui importe dans un festival, c'est certes son line-up, mais également sa cohérence, sa personnalité. Hier, je vous parlais du Fuse On The Beach à la personnalité si forte, assumée et renforcée, eh bien, c'est sur ce point que pèche le Festival des Ardentes à Liège. J'y ai passé quatre jours de mes vacances et j'ai eu constamment cette impression étrange. L'impression d'être continuellement perdu entre les scènes, les publicités, les kids et tous ces inconnus... aussi égarés que moi. Pourtant ce line-up avait un sacré potentiel !

Au delà des problèmes flagrants d'organisations (plusieurs heures de files pour entrer sur le camping et le site le premier jour) et d'une météo peu favorable (le soleil était accablant), cette édition des Ardentes 2010 a déçu, voire écœuré. Pourtant, une poignée d'artistes nous ont permis, le temps d'un concert, de ravaler notre déception.

Jamie Lidell, ce jongleur sonique, a offert l'un de ses plus beaux concerts au festival. Liège a transpiré au sons funk et soul du britannique. Son dernier album (signé sur Warp Records) laissait présager un concert de qualité mais il a surpassé toutes les attentes. C'était plein d'imaginations, de surprise et d'audace ! Le sommet est atteint lorsqu'il crée de toute pièce une chanson a base de boucles vocales enregistrées en direct. Un grand moment de musique !

Playboy's Bend a été la révélation de ce festival. Au sons de vieux jouets recyclés, ces gens jouent une musique 8-bit expérimentatrice mais pourtant très pop. J'ai eu la chance de les voir dans un cadre encore plus agréable quelques jours plus tard à Dour et ai même pu emprunter quelques minutes de leurs temps pour une interview (à lire dans l'article dédié à Dour).

La prestation de N.E.R.D. n'a laissé personne de marbre. Qu'on aime ou que l'on déteste Pharrell, qu'on ait trouvé risible son "Come on Brussels !" démontrant le peu d'intérêt qu'il avait pour le public liégeois (ndlr. près de 90 km séparent les deux villes et je vous assure qu'en Belgique, 90 km, ça compte), N.E.R.D. a fait souffrir les jambes des festivaliers. Show haut en couleur, la température est montée à des degrés que l'on n'imaginait plus dans ce festival.

Au premières lueurs de la nuit, l'allemand minimaliste Pantha du Prince a plongé Liège dans les tréfonds les plus sombres de sa musique avec un set entièrement live d'une complexité parfois trop lourde et pas assez catchy (du moins pour les quelques néophytes se trouvant dans la salle). Si certains on du trouver ça "un peu mou" d'autre auront compris la profondeur de ce set. Tout le monde s'est mis d'accord lorsque, dans la dernière demi-heure, Hendrik Weber (le vrai nom de Pantha Du Prince) s'est montré plus sexy pour finalement terminer par son Stick To My Side.

Aux petites heures de la nuit, Ellen Alien, suivie de Monika Kruse, a emboité le pas de Pantha Du Prince pour nous plonger dans une techno étourdissante. Plus de quatre heures de beats assommants et puissants. Ces deux femmes ont eu de quoi achever une bien jolie soirée. On en arrive presque a se dire que le reste en valait la peine !

Malheureusement, le retour à la réalité est brutal. Car si ces artistes-là ont pu sauver nos oreilles pendants quelques heures, il a été des moments où l'on aurait préféré avoir des bouchons. Tout d'abord, dans un élan somme toute assez honorable (à priori), Les Ardentes avaient offert une place importante aux groupes belges (liégeois principalement) et ce pour notre plus grand déplaisir. Devant nous se produisaient les groupes vus et revus, entendus et qu'on ne veut plus entendre, clichés comme peuvent l'être les mièvreries de quelques jeunes qui se disent "on va faire du rock, comme ça on se tapera plein de meufs !" Une consternante stagnation musicale proposée par les éternels Tellers, Piano Club, Lucy Lucy, Eté 67 et autres Dan San (nouveaux venus sur la scène des "petits branleurs belges"). Aux jeunes belges qui veulent faire de la musique : arrêtez de croire qu'il n'y a que le rock ou le folk dans la vie ; aux programmateurs : arrêtez de croire que "si c'est Belge, c'est forcément bon !"

A ces futilités qui n'ont sans doute servi qu'a dépoussiérer les amplis, on peut ajouter le risible Saez, les peu subtiles Sound Of Stereo ainsi que les grassouillets Petits Pilous. Il en faut pour tous les gouts je suppose ...

Entre ces très hauts et ces très très bas, de nombreux concerts en demi-teinte. Une Charlotte Gainsbourg, jamais très convaincante ni convaincue, des Midnight Juggernaught qui avaient la tête ailleurs, un Here We Go Magic sans relief, deux Crystal Castle qui ne sont plus qu'une caricature d'eux-mêmes.

Et puis, il y a le public. Rarement là quand on a vraiment besoin de lui. Erykah Badu, par exemple, semblait jouer devant un réunion de mal-entendants. Je me souviens même m'être demandé si le live de Pavement n'était pas un long sound-check ...
Festival peut imaginatif, lieu-commun d'une musique plane, qui n'est plus que l'ombre d'elle même, Les Ardentes peuvent cependant remercier les quelques artistes dont le talent a su, par moments, faire oublier le prix et la lourdeur de ces quatre jours.

Julien Masure


Prochain numéro de ce dossier : Le Festival de Dour.