C'est entendu.

samedi 14 mars 2009

Brève Interruption de nos Programmes

Chers lecteurs, je sais ce que vous vous dites:

Mais bon sang, que fait la police ?!

Je vous comprends. C'est Entendu tourne un peu au ralenti depuis quelques jours, et la faute à qui ? D'aucuns vous raconteraient une médiocre histoire de grippe s'étant abattue sur la frêle personne de votre chroniqueur favori, ces gens-là ne savent pas de quoi ils parlent.
Non, la vérité, la voici: il y a trois jours, j'étais confortablement assis dans mon confortable salon, ne faisant pas de mal à une mouche, bavant tranquillement devant un vieil épisode de Plus Belle La Vie (mon soap préféré) lorsque l'on sonna à ma porte.
Je m'empressai de regarder par le Judas, pensant apercevoir la silhouette rabougrie de mon voisin du 5ème âge, venu me demander, comme tous les trois jours, si j'étais bien son nouveau voisin - Alzheimer - mais je fus étonné de découvrir un groupe de trois hommes vêtus de costumes-cravates et escortés par un officier de police en uniforme.

Une demi heure plus tard, je maudissais Christine Albanel de m'avoir envoyé ses chiens de garde, avant même que Hadopi ne soit voté, les hommes en costumes m'ayant répondu qu'ils faisaient une exception pour les 7 personnes en France à avoir téléchargé plus de 990 000 fichiers mp3 en Janvier 2009. J'étais fait.

Les six autres et moi sommes désormais sur la liste des 100 ennemis publics, je suis classé 67ème. Je suis convoqué au Tribunal de Grande Instance dans un mois, et j'espère m'en tirer sans paumer mon caleçon et mes chaussettes. Voilà la réelle raison de mon absence, ces derniers jours.

Mais revenons à nos moutons.

Sans plus de cérémonie, je vous l'annonce: C'est Entendu s'agrandit.
A partir d'aujourd'hui, nous accueillons un nouveau rédacteur, Emilien, dont je vous ai déjà parlé plusieurs fois, et qui vous ravira de ses chroniques affutées et révérentieuses, et de ses goûts exquis.

Je compte sur vous pour lui réserver un accueil chaleureux.



P.S. : Promis, les affaires vont reprendre.

mercredi 11 mars 2009

[Tip Top] Top 5 chansons EVER

Afin de mettre un peu d'ordre, je récapitule brièvement celles qui seraient apparemment mes chansons favorites toutes catégories confondues:
Jackie Wilson - (Your love keeps liftin' me) Higher and Higher
The Ronettes - Be my Baby
Van Morrison - Cyprus Avenue
Jacques Brel - Orly
Bob Dylan - Simple Twist of Fate
Je précise qu'il ne faut voir ici aucun ordre, et que c'est un top amené à changer avec mes humeurs, mais vous avez tout de même ici un bel aperçu de mes sensibilités.
On notera donc que l'ensemble date des sixties (et de la première partie des seventies, celle d'avant le punk, quoi), et que toutes ont pour sujet "la pasiòn". Cela fait-il de moi un vieux con sentimentalo-romantique: je ne crois pas, je ne sais pas, et je reste planté là...

Libre à vous de commenter tout ça, et surtout, je l'espère, de m'envoyer vos propres tops, ce serait drôlement chouette, ça oui.


ENVOYEZ VOS PROPRES TOPS 5 CHANSONS






P.S. : est-ce qu'écrire en majuscule équivaut crier ?

mardi 10 mars 2009

[45 Tours] Bob Dylan - Simple Twist of Fate (1975)

Il était évident qu'un top 5 chansons qui se respecte ne pouvait pas ne pas inclure au moins une chanson de Bob.
Vous allez me dire "Pourquoi t'as pas pioché dans les années soixante ? Et Desolation Row, hein, et The Times they're a-changin' ? Tu te fous de qui, là ?" et je vous répondrai ceci:

Avant d'aimer Dylan, j'ai aimé cette chanson. J'ai aimé cette descente harmonique, l'accordage de Blood on the tracks (un Open de Mi, pour les intimes) dans son ensemble m'a chopé, et j'ai aimé la désinvolture avec laquelle Bob chante, tout en laissant transparaître ses sentiments (en fin de refrain - sur les rimes en /āt/).

Dans cette chanson, Dylan revient sur tous les évènements qui ont fait la relation qu'il avait avec une fille (Sara Dylan, pour ne rien vous cacher, de laquelle il divorça à cette époque) et s'en remet au destin, qui selon lui l'a amené là où il en est, et sans lequel il n'aurait connu aucun de ces moments.

Je vous propose un live datant de 1975, en chouette qualité:




Mais vous pouvez aussi écouter la merveilleuse version studio ici.

lundi 9 mars 2009

[45 Tours] Jacques Brel - Orly (1977)

Je vous ai apporté une chanson parce que les fleurs, c'est périssable, et les chansons, c'est si bon.
Brel est dans mon top 5, et même s'il est très ardu de départager des chansons de Brel, j'ai fini par choisir Orly.

C'est en quelque sorte mon côté romantique qui cause, et Orly est l'une des plus belles chansons d'amour du monde à mes yeux (d'ailleurs chaque chanson du top 5 est une chanson d'amour, trivia intéressante).

Rappelons que Brel est à Orly, qu'il observe un couple en train de se séparer avec passion avant que l'une de ses moitiés n'embarque, et que musicalement comme vocalement, les sommets de la "chanson française" sont tous atteints.

Pas facile de trouver un clip ou une vidéo live pour cette chanson, issue du dernier album de Brel, puisque ce dernier s'est éteint un an seulement après sa sortie.

Vous pouvez cependant l'écouter ici.


dimanche 8 mars 2009

[45 Tours] Van Morrison - Cyprus Avenue (1968)

Je continue sur ma lancée, histoire d'essayer d'aller au bout de ce top 5 chansons.

Astral Weeks, second album de Van Morrison, est probablement l'une des plus belles choses que la musique ait jamais produites.
Ce disque fait partie du haut de mon panier, sans l'ombre d'un doute. Tout y est pour me choper: folk jazzy simple et efficace, arrangements sublimes mais discrets, voix soul, et des paroles belles, poétiques mais tordues, sortant de l'esprit d'un personnage tordu.

Choisir parmi les chansons d'Astral Weeks n'est pas facile, et la chanson-titre et Ballerina auraient clairement leur place dans mon top 5, mais il faut bien choisir, et ce sera donc Cyprus Avenue.

Van se met dans la peau d'un homme d'âge mur, garé devant la résidence d'une très jeune fille, et qui se morfond sur son sort et ses sentiments. C'est creepy, c'est borderline, c'est tordu, et cet homme est pourtant plus touchant que n'importe lequel des amoureux éconduits habituels. Cet homme-là semble réel, et il inspire d'autres sentiments que la simple sympathie.

C'est l'une des chansons les plus fortes et les plus tristes que j'ai jamais entendues.

Ecoutez-là ici.

(Oui, les clips en 1968, ça ne courrait pas les rues)