C'est entendu.

vendredi 8 avril 2011

[Réveille-Matin] The Sea and Cake - Parasol

The Sea and Cake est le seul groupe, en dehors des Beatles et de Radiohead, dont je connaisse le patronyme de chaque membre. Sam Prekop. Archer Prewitt. John Mc Entire. Le Batteur. Bref, toute la fine équipe. Ce groupe originaire de Chicago, deuxième ville la plus mal fagotée derrière Detroit, est composée d'intellectuels et d'artistes totaux (*) et bien que leur ville soit celle des braquos, des vols à la tire, des viols organisés, de la mafia ritale, The Sea and Cake porte bien son nom et effectue un boulot de fin orfèvre à l'abri des balles avec en ligne de mire l'évasion par la fraicheur de vivre Hollywood Chewing Gum teintée tout de même d'une mélancolie raffinée.



Ici le groupe est au sommet de son art, et particulièrement en ce qui concerne le chant de Sam Prekop, complètement relâché, se permettant même des petits couacs pour le plus grand bonheur de nos écoutilles, dans la droite lignée de ce qu'il faisait avec son précédent groupe Shrimp Boat. La musique de The Sea and Cake est principalement influencée par le jazz et l'électronique mais c'est l'étiquette "post rock" qu'on leur a souvent accolée. "Nassau", leur deuxième album, tend à pencher du côté du jazz et on pense même parfois à certains morceaux du "TNT" de Tortoise (eux aussi de Chicago et dont Mc Entire est l'homme à tout faire). D'ici un mois sortira dans tous les bons bacs la nouvelle galette ("The moonlight butterfly") de la bande et vu que la pochette (représentant un gros néléphant) n'est à l'évidence pas signée Prekop (qui n'a jamais été capable de croquer un clebs), on peut s'attendre à une bonne surprise si ça signifie que Prekop a lâché les pinceaux pour s'intéresser deux minutes à la musique.


Félix, invité matinal de C'est Entendu, écrit sur le blog ciné Il a osé



(*) : Quand Sam Prekop ne chante pas, il peint, il torche des toiles façon Pollock et comme personne n'en veux, il insère un CD-ROM dedans et ainsi nait un nouvel album de The Sea and Cake. Quant à Prewitt, il est matheux. Vous me direz, "artiste total mon cul, les maths c'est pas de l'art" mais quand un type est capable de vous dégueuler le résultat d'une équation à douze inconnues sans mater ses guiboles, j'appelle ça un artiste.

P.S. : Si vous en voulez plus, je recommande l'album "The Fawn" (et notamment la chanson Sporting life et son rythme entêtant), sorti en 1997, charnière entre des débuts plus expérimentaux et l'approche électronique plus facile d'accès que le groupe favorisera par la suite.

6 commentaires:

  1. tres belle chanson ^^

    RépondreSupprimer
  2. Le début de l'article était suffisamment agréable (light, direct, marrant bien que sérieux), que j'ai lu jusqu'au bout, alors que ça cause de "La mer et le gâteau - Parasol". J'ai même ré-entendu pour la 2000ème fois (mais cette fois de mon propre chef) ce morceau.

    Bilan : J'aime pas la musique (en général, mais celle-là en particulier), mais j'aime cet article :)

    RépondreSupprimer
  3. Tu exagères, mon compte LastFM m'informe que je l'ai scrobblé 90 fois seulement. :-O

    Celle du même groupe que tu connais par cœur bien malgré toi, c'est Jacking the ball, dont j'aurais pu parler dans le post scriptum de mon article, particulièrement facile à résumer à base de skuncha.

    skun-skunchaskunchaskun skun-skunchaskunchaskunskuncha skuncha-skuncha-skuncha- skun-skunchaskunchaskun skun-skunchaskunchaskunskuncha skuncha-skuncha-skuncha-

    http://www.youtube.com/watch?v=NlutXAnNr0c

    :D

    RépondreSupprimer
  4. Leur nouvel album est très bon. A écouter d'urgence!

    RépondreSupprimer