
Bonjour à tous ! Ce matin, je propose à ceux qui profitent encore pour quelques jours de semaines sans pression, sans délai, sans réveille matin, de se réveiller tardivement (il est midi, tout de même !) avec l'une de ces ballades que l'on aimerait parfois ne pas avoir de conclusion, l'histoire de Judy, la fille qui rêvait de chevaux, par Belle & Sebastian. Cette chanson concluait le second album du groupe ("If you're feeling sinister") sorti en 1996, la même année que leur premier opus (ils furent cependant coiffés sur le poteau de la productivité par le Brian Jonestown Massacre qui publia, lui, TROIS albums cette même année 1996). Avec l'histoire de Judy, le songwriter écossais Stuart Murdoch rédigeait un manifeste définitif de ce que la pop écossaise portant des lunettes, des chemises à carreaux et les cheveux courts avait à offrir : ayant appris chaque leçon distribuée par le label britannique Sarah Records et satwee pop (cette musique naïve, enfantine et cucul la praline dont on vous a déjà parlé plusieurs fois), Belle & Sebastian, mais aussi des groupes comme Camera Obscura, joueraient des chansons douces, semblant être destinées à être écoutés exclusivement dans l'espace clos et réservé d'une chambre à coucher ou d'une bibliothèque municipale.

Pour raconter l'histoire de Judy, cette jeune fille romantique encore scolarisée, qui écrit des chansons, qui "l'a fait avec un garçon quand elle était jeune" et qui rêve de chevaux, Murdoch susurre, chuchote en grattant tout doucement sa guitare, avant d'être rejoint par une flute à bec (!) avant que les trompettes n'emmènent la chanson vers le conseil qu'il prodigue à Judy et que l'on retiendra car il est essentiel : "Write another song about your dream of horses."
Joe Gonzalez








