C'est entendu.

samedi 30 mai 2009

[45 tours] Cindy Lauper - The Goonies R good enough (1985)

Vous avez tous déjà vu le film de Richard Donner, j'espère ! Les années 80 étaient le meilleur moment pour être gosse, que ce soit à la téloche (le club Dorothée, Téléchat et tous ces trucs) ou au cinéma, avec la palanquée de films tels que Willow, Gremlins, Retour vers le Futur, Star Wars, Qui veut la peau de Roger Rabbit et bien sûr les Goonies.
Cindy Lauper est paradoxale en ceci que, si j'ai une théorie selon laquelle elle aurait certainement chanté de la country, avec sa voix rauque et son allure de petite sudiste, fut-elle née dix ou vingt ans plus tôt, je pense néanmoins qu'on peut difficillement trouver icône pop caractéristique des années 80 plus convaincante:les fringues, les arrangements de ses chansons, les clips, l'attitude, tout est très accentué, et si vous pensiez qu'elle n'avait enregistré que Girls just wanna have fun, détrompez-vous :


vendredi 29 mai 2009

[Viteuf] La meilleure chanson de New Order est...

Définitivement, c'est Love Vigilantes, sur Low Life (1985), qui reste pour moi la meilleure chanson de New Order. La meilleure parce que la plus différente, la moins mécanique, la plus humaine. Elle parle d'un type qui revient bille-en-tête du Vietnam avec comme motivation première de revoir sa femme et ses gosses, tout meurtri qu'il est par la guerre.
Une chanson tellement humaine, d'ailleurs, qu'un groupe à mille lieues de New Order comme l'est Iron&Wine s'amuse à la reprendre :




P.S. : Je vous mets quand même la version originale dans le lecteur.

mercredi 27 mai 2009

[Vise un peu] Krikor and the Dead Hillbillies - Land of Truth

"Krikor Treat ! Des bétijes ou des friandijes !"
Le gamin de l'autre côté du judas, déguisé en pirate de supermarché, avait les chicots ravagés, et c'est plein de compassion que je vérifiai que la porte était bel et bien verrouillée. Pas question de donner la moindre sucrerie à un pauvre enfant que ses parents laisseraient choir sur le bord de l'autoroute au mois d'août, un gamin si profondément teston qu'il en était rendu à sonner à ma porte pour des bonbecks, enfoui sous la seconde couche de vêtements qu'était ce costume atroce en plein mois de Mai, les ratounes à deux doigts de la chute définitive, prêt à en découdre, au su de ses irresponsables de parents.
C'était il y a deux jours.
Cela pourra vous sembler anodin, mais pas à moi. Je vis dans un quartier tranquille, et pourtant je suis cloitré chez moi de longue. J'ai peur de mettre un pied dehors. Je vis dans un immeuble tranquille dans lequel a eu lieu un meurtre. Ma voiture est garée dans un parking souterrain tranquille, mais elle a été vandalisée. Mon voisin est un petit vieux tranquille qui s'est invité chez moi un paquet de fois. Depuis je verrouille à double tour. Je mets la chaîne. J'ai même entreposé tout un tas de meubles de jardin devant ma porte d'entrée, nom d'un chien ! Je suis fourgué par mon balcon. Je ne mange plus que des produits que l'on peut commander. J'ai pris un abonnement chez Speed Burger et Domino's, j'en suis réduit à ça. Mes amis m'ont traité de "névrosé" avant de sauter pour une dernière fois de mon balcon, dernière issue pour venir tailler le bout de gras avec moi, et je ne les ai pas revus depuis plusieurs semaines. Alors vous comprenez que le gosse d'avant-hier, je l'ai vu arriver de loin, je l'ai pris de haut, il n'avait aucune chance. De toute façon, y'a pas un carambar qui traîne chez moi, on n'a pas encore inventé Speed Carensac.

Depuis que je reste tanqué nuit et jour dans mon salon maxi modèle, j'ai redécouvert les joies des infra-basses de ma stéréo et j'ai épuisé tous les disques de ma collection mettant en avant le potentiel de bassiste de mon amplificateur Phillips : Le Black Sunday de Cypress, le Screaming Target de Big Youth, le Aenema de Tool... et lorsque le gamin a fini par s'éloigner dans le couloir après un quart d'heure à bloquer sur ma sonnette, j'ai bondi vers ma chaîne stéréo, bien décidé à passer le disque de Krikor and the Dead Hillbillies, dernière incarnation du parisien DJ Krikor, dont m'avait parlé le guitariste de mon groupe, avant le split consécutif à mon enfermement prolongé.



Quand le premier morceau (The Times, écoutable dans le lecteur) commença, j'appuyai fissa sur la touche "bass BOOST" de mon ampli AIWA, que pouvais-je faire d'autre ? La musique de Krikor demande toutes les basses disponibles. Elle est à la fois "chill out" et "boumbass". DJ Krikor vient de l'électronica, mais l'enregistrement plus acoustique de cet album en fait une sorte de bijou dub travaillé à la main, né de l'homme, et pourtant déshumanisé par les machines.

Attention cependant, je ne vous promets pas le grand soir ! Il y a à manger et à boire sur cet album allant d'un extrême dansant/rock (God will break it all, Dogs on trial...) à l'autre quasiment folk ou ambient (Devil in disguise, Wanton Boy...). Mais dans la brume onaniste de la musique indé actuelle, je préfère m'accrocher à un album de dub moyen mais travaillé qu'à mille albums de folk faciles et qui me filent la migraine. Faites comme vous le sentez, mais perso, je squatte toujours mon canap', les doigts de pied en éventail, la porte barricadée, les basses chauffées à mort, pour mon pote Krikor.




P.S. : Vous trouverez plus d'infos ici.

mardi 26 mai 2009

[45 Tours] Big Youth - Screaming Target (1972)

J'ai bien compris que vous en aviez assez que je vous propose des trucs tièdasses sortis des années 80. J'ai poussé le bouchon. On est presque sorti du Printemps et il vous faut quelque chose qui colle à votre sueur, quelque chose de décontract', en tongs, et qui soit parfait pour appréhender l'arrivée des vacances pour certains et des révisions pour d'autres (oui mais qui ?).

J'ai la came qu'il vous faut. Je vais vous servir quelques trucs venus des années 70, directement depuis la Jamaïque, qui n'a pas produit, contrairement à ce que le profane a tendance à penser, que de la daube mouligasse reggae somnifère. Non. Sortez-vous les tubes style No woman no cry de la cabeza, et pensez dub, plutôt. Imaginez Manley Augustus Bucchanan, alias Big Youth, pousser un cri de clébard puis se lancer dans une exortation rythmique en guise d'introduction à l'album du même nom, ou plutôt non, arrêtez d'imaginer et écoutez-là, dans le lecteur.


P.S. : Z'avez vu ? J'ai passé un coup de pinceau sur la façade, ça claque ou quoi ?

lundi 25 mai 2009

[Viteuf] Muse malade

Bonjour, aujourd'hui je vous propose un petit bonus à l'article de l'autre fois sur l'un des trois ou quatre meilleurs disques sortis cette année, le Fantasies de Metric. Voici donc le clip de Sick Muse, le troisième single :



P.S. : Le titre de ce viteuf n'est pas innocent, je sais que le rythme de publication faiblit quelque peu, mais peu d'albums parviennent à susciter ne serait-ce qu'une once d'intérêt de ma part en cette fin de Printemps moribonde. Espérons que l'été nous réserve son lot d'albums ensoleillés...