C'est entendu.

vendredi 21 août 2009

[Réveille Matin] Beat Happening - Indian Summer

Bonjour à tous ! Vous avez réussi à dormir, cette nuit ? Il fait si chaud que je vois tous mes collègues arriver au boulot (oui parce que quand je n'écris pas, je vends des trucs) les yeux gonflés, avec la mine pâle de ceux qui n'ont dormi que deux ou trois heures, c'est un vrai calvaire mais cela permet au moins de se lancer dans de longues "conversations" futiles sur le temps, le réchauffement climatique, et Tommy Lee Jones (oui parce qu'on en revient toujours à la gueule burinée de ce bon vieux Tom). Toujours est-il que je voulais pour ce matin une balade ramollie qui cause vaguement d'été et j'ai vite pensé à celle-ci.




Troisième chanson du troisième album de Beat Happening (le meilleur groupe issu de la vague Twee Pop, et aussi l'instigateur de cette même vague aux States), c'est l'exemple type de la chanson twee lo-fi (comprendre "mignonne et sans un sou en poche") : Calvin Johnson chante faux (mais sa voix très grave est formidable), la guitare consiste en trois notes répétées ad lib, de la batterie l'on n'entend quasiment que les toms (et on pense à Moe Tucker sur le Heroin du Velvet Underground) et je n'ai jamais pu comprendre ce que Johnson pouvait bien raconter, mais l'essentiel est que la chanson retranscrit exactement ce que je voulais vous transmettre, alors écoutez-là et ensuite filez prendre une douche, zou !

jeudi 20 août 2009

[Vise un peu] Heartbreak Hotel - Snake Eyes

Paris n'a pas grand chose du Sud des Etats Unis. Paris n'a pas grand chose d'un western, non plus. Alors si l'on imagine des musiciens français s'essayer à la country, on les imaginera plus aisément avoir leurs pénates en Provence, sur les berges du Rhône ou de la Garonne ou même dans le no man's land du Massif Central, mais pas à Paris, et c'est pourtant là que s'est formé le duo dont je vais vous conter l'histoire.

Nikola Acin est disparu en Mai 2008. C'était après l'enregistrement de "Snake Eyes," mais un an avant sa sortie. Il avait écrit dans Rock&Folk, mais aussi traduit la biographie d'Andrew Loog Oldham, et publié sur Elvis. Il était aussi le leader des Hellboys, pendant la vague de re-renouveau rock en 2006 (avec les Naast, Second Sex, Plasticines, BB Brunes et tous ceux-là). Et puis il a monté ce duo avec le multi-instrumentiste Yarol Poupaud (le frère de Melvin, l'acteur), histoire d'enregistrer les chansons qu'il avait sous le coude avec l'aide d'un homme à tout faire de bon goût (Yarol a bossé avec les Hellboys, mais aussi Winston Mc Anuff, Adrienne Pauly ou FFF).

Heartbreak Hotel est donc un duo country français et là vous êtes en droit de vous demander en quelle langue Acin chante ses textes et moi, derechef, de vous répondre both. Deux des onze chansons sont en français, et faire subir ce traitement à la country peut sembler extrêmement risqué mais si le chant d'Acin (évitant beaucoup des pièges mielleux que le chant "rock" en français peut présenter) est déhanché juste comme il faut, la musique est en rupture avec le reste de l'album, penchant plutôt du côté de l'Europe Centrale que du Far West, ce qui évite une éventuelle dénaturation du canon de la country music tel qu'on l'a en tête. Malgré tout, l'ensemble est cohérent et c'est un album de saison. De cette saison, je veux dire. Un disque à passer en voiture, sans climatisation, la sueur perlant au front, l'esprit bousillé par les quarante degrés qui vous ont pris au cou dès que vous êtes sortis de chez vous pour aller bosser, et qui ne vous lâcheront pas avant votre dernière seconde de conscience, sur l'oreiller, après une journée de surchauffe permanente. Attention à ne pas écouter "Snake Eyes" sur votre I-phone, d'ailleurs, c'est incompatible ! Ces trucs-là fondent comme neige au soleil sous lequel vous vous devez d'écouter Heartbreak Hotel. Tout comme l'ordinateur portable de ma copine s'arrête parfois, de son propre chef. Il chauffe tellement qu'il s'arrête, c'est une sécurité pour qu'il ne fonde pas, et j'ai la même sécurité dans la caboche, parole. L'autre jour, au boulot, il faisait si chaud que je me suis mis "on hold" pour ne pas griller un plomb : j'étais immobile au milieu du magasin, étendu au sol, les gens passaient devant mon corps inanimé et mes collègues n'ont même pas bronché, ils ont l'habitude maintenant.

Enfin toujours est-il que c'est l'un des rares groupes issus de l'Hexagone à autant m'évoquer le soleil (on peut aussi penser à SunJ, ou Enrico Macias) et à réussir aussi bien à retranscrire une musique qui, en sa contrée, n'est plus que l'ombre d'elle-même. Si vous n'avez jamais entendu la moindre note d'un disque de country enregistré aux États-Unis depuis dix ou quinze ans, estimez-vous heureux : ça n'est que gadoue commerciale produite de la même façon que peut l'être un disque de Justin Nozuka, parfois agrémentée de vulgarités ou de machisme et servant coup sûr les plus plats des lieux communs. Ce courant-là est le plus important, et si l'on excepte ce que l'on appelle "country alternative" (pensez Wilco), qui fait avancer les choses, la country music de qualité est celle qui ressasse les mêmes suites d'accords, les mêmes thèmes, celle que ses détracteurs appelleront réactionnaire, mais qui n'est qu'une musique traditionnelle à la durée de vie (logiquement) supérieure aux quatre ou cinq ans (maximum) habituels que l'on donnera à n'importe quel genre à la mode depuis la moitié du vingtième siècle. Qualifier cette musique de réactionnaire équivaut à assister à un festival en Éthiopie et qualifier de réac' un joueur de lyre bagana de vingt-trois ans. La musique traditionnelle est intrinsèquement vouée à ne pas beaucoup se développer, à ne jamais se révolutionner, ça n'est simplement pas la question. Et le fait qu'elle soit partagée, réécrite et réinterprétée fait partie d'un processus millénaire qu'aucun de vous bande de sagouins ne pourrez empêcher.


Coconut Juice

Quant à Heartbreak Hotel, le groupe s'inscrit directement dans ce rôle de gardien de flamme éternelle, même s'ils ne sont pas nés dans le pays concerné. On pense donc forcément aux ainés qu'Acin aimait tant. Son chant (sans accent apparent) rappelle tantôt Bob Dylan, tantôt le frêle timbre de Willy Nelson, et ses chansons ont parfois un quelque chose rêveur de Woody Guthrie (Hollywood Rose) quand elles ne vont pas fureter vers une tradition plus tropicale (la calypso, sur Coconut Juice). Vous n'apprendrez rien de nouveau en écoutant "Snake Eyes" (si ce n'est que deux français valent bien mieux que tout un pan du marché américain) mais vous pourrez vous régaler d'une poignée de bonnes chansons écrites par celui qui fut l'un des rares cowboys parisiens, et qui s'en est allé en laissant cette ethnie (en voie de disparition) bien orpheline.



Joe

[Réveille Matin] Simon & Garfunkel - The only living boy in New York

Bonjour bonjour, oui, je sais, tout le monde connait Simon & Garfunkel, oui, mais bon, enfin, vous connaissez les singles, certes, mais et les albums ? Vous les avez écoutés, les albums ? Parce que sur "Birdge over Troubled Water," il y a de fameuses perles de songwriting et cette chanson, par exemple, est pour moi la bande son d'un matin de départ (et qu'est-ce que j'aime ça, les matins de départs !), une aube grise, bagages en mains, dans un hall d'aéroport déserté, partagé entre la mélancolie du départ et l'excitation fatiguée soulevée par la pensée de la destination. C'est selon moi l'une des plus belles chansons écrites par Paul Simon, et si vous voulez un bon conseil, écoutez ce qu'il a à vous dire :




Hey, I've got nothing to do today but smile...

mercredi 19 août 2009

[Réveille Matin] Bobbie Gentry - Mornin' Glory

Si la Margo d'hier vous a enchanté, vous devriez vous y retrouver avec la Bobbie d'aujourd'hui. Sortis à quelques mois d'intervalle (en 1968), le premier album de Margo dont vous parlait Emilien hier et le second album de Bobbie, "The Delta Sweete," partagent la même fraicheur mais diffèrent par leurs origines : Margo était New Yorkaise et Bobbie née dans l'Etat du Mississippi.



Avec son look de southern belle rappelant un peu la demoiselle June Carter, alors sur le point d'épouser un Johnny Cash au sommet de son art (lequel ne manquera pas d'inviter Bobbie dans le Johnny Cash Show télévisuel quelques temps plus tard), Bobbie Gentry venait de cueillir le public l'année précédente avec le single Ode to Billy Joe, balade country enchanteresse. Petite dernière et nouvelle égérie du genre musical cher aux états du Sud, elle fit encore mieux avec "The Delta Sweete," un disque mêlant country et pop orchestrale, humour et tendresse, avec beaucoup de réussite.

Mornin' Glory semble avoir été littéralement enregistrée au réveil d'un joli matin de Printemps, par une Bobbie bâilleuse, et heureuse de ne pas se réveiller seule...
Vous ne serez pas seuls, ce matin, vous non plus, puisque Bobbie sera là.

Et puis voici un live d'époque, en qualité assez minable, et probablement en playback (comme le voulait le bon sens d'antan), mais je vous la propose quand même :

mardi 18 août 2009

[C'est tout vu] Petits singles et autres réjouissances

Certains d'entre vous ont peut-être suivi le grand bazar médiatique qui a pris place ce week end sur le net à propos de l'éventuelle sortie hier Lundi 17 Août d'un nouvel EP de Radiohead. La rumeur est tant allée à l'eau qu'elle s'est cassée hier lorsque le groupe a dévoilé non pas un EP mais une seule nouvelle chanson officiellement et gratuitement téléchargeable depuis le site habituel. These are my twisted words, c'est son nom, plus proche d'Amnesiac que d'In Rainbows, est d'ailleurs une fort bonne chanson, surtout en comparaison de la précédente enregistrée par Radiohead, quelques temps plus tôt, Harry Patch (in memory of), hommage à Harry Patch, donc, l'un des derniers survivants anglais de la Première Guerre Mondiale, mais triste chanson sans relief, que vous pouvez cependant télécharger ici. Avant cela, les plus au-courant avaient pu se délecter d'une chouette nouveauté chantée par Thom Yorke en live, Present Tense, mais ne soyez pas trop impatients, le groupe a l'air d'avoir décidé de ne pas (ou plus) sortir d'album, et préfère vous pourvoir en chansons éparses divulguées à intervalles irréguliers dans un futur proche. Soit...

Jack White, lui, a sorti un single bluesy, Fly Farm Blues, dans le cadre de la bande originale du film It might get loud, qui sortira prochainement et sera une sorte "d'histoire de la guitare électrique à travers trois grands guitar héros : Jimmy Page, The Edge et Jack White." Ah bon.
Vous pouvez acheter le morceau ici. Ecoutez donc ça :



J'ouvre une parenthèse ici pour faire savoir à nos lecteurs parisiens que les black sessions de Bernard Lenoir (sur France Inter) débuteront bientôt avec le groupe Metric (et il est interdit de rater sciemment une occasion de toucher des yeux la belle Emily Haines, ni des oreilles sa voix superbe, surtout lorsque le concert est aussi "privé). Vous pouvez vous inscrire ici pour participer à l'emission.

Vous ne connaissez peut-être pas tous My Morning Jacket, mais le chanteur du groupe, Jim James, a fait une apparition remarquée dans le "biopic" dylanien I'm not There sous les traits d'un chanteur maquillé interprétant magistralement le Goin' to Acapulco de Bob et ça n'est pas rien. L'homme s'apprête à sortir sous le pseudonyme Yin Yames un EP de reprises de chansons de George Harrison, et rien que pour entendre sa belle voix, il fallait qu'on vous en parle. Vous pouvez écouter l'EP en intégralité ci-après :



Pendant ce temps, les Dirty Projectors sortiront le 28 Septembre un EP 4 titres autour de la chanson Temecula Sunrise, qui comprendra deux pistes de leur dernier album, "Bitte Orca," ainsi que deux inédits. D'ici là, on vous aura peut-être enfin causé de Bitte Orca.

Enfin, sachez que le très attendu nouvel album de Jim O'Rourke (ex-Wilco, ex-Sonic Youth, ex-Loose Fur, ex-Gastr Del Sol, ex-artisan pop qui n'a pas sorti de long essai depuis trop longtemps), "The Visitor," se rapproche et que vous pouvez enfin en écouter un extrait en cliquant ici.

C'est tout pour aujourd'hui, chers lecteurs !

[Réveille Matin] Margo Guryan - Sunday Morning

Bam, bam, bam, vous voulez de la musique pour le matin? Alors laissez faire Margo Guryan, formidable faiseuse de musique pop dans les 60's totalement oubliée qui mérite ici même un coup de projecteur. Il faut dire que la jeune fille a toujours été discrète : écrivant juste des chansons bossa-nova sur le label Verve pour des artistes comme Astrud Gilberto, dessinant le logo du label jazz Impulse! pour lequel elle travailla, voilà qu'un jour, on lui fait écouter "God Only Knows" des Beach Boys. Révélation. Margo va faire de la pop. Elle enregistre Take A Picture en 1968, son unique album. Pour elle, c'est un peu de la blague, des morceaux enregistrés comme ça en attendant qu'on les reprenne mieux. A l'entendre, elle a juste sorti des démos. Elle ne fait aucune promotion pour l'album. Elle ne joue pas les morceaux en live, surement pas. Le temps a fait le reste : oubliée pendant des années bien que reprise par certains artistes comme Harry Nillson, redevenue professeur de musique, on la redécouvre dans la fièvre de rééditions 60's qui touche la fin du siècle dernier, et les amateurs de pop acidulée, douce et mélancolique de se pâmer, à raison, devant ce petit bijou remarquablement bien ficelé.


Pour preuve, ce "Sunday Morning" qui ouvre l'album, et qui rivalise avec le morceau du même titre du Velvet Undeground. Décrivant un dimanche matin ensoleillé au lit avec l'homme qu'elle aime à faire des choses de dimanche matin (rester au lit et y manger son petit déjeuner en entendant presque aucun bruit dehors), je vous demande un morceau qui met plus de bonne humeur que celui-ci : écoutez moi ce groove à la batterie, ce petit clavier dans le speaker gauche, les violons, et puis Margo, au milieu, radieuse et légère, qui vous lance un "Come, hold me in your arms/I love you/Everything's allright" à faire fondre n'importe qui. Oh, certes, une douce mélancolie un peu ensommeillée parsème le morceau, parce que les matinées comme ça ne sont pas éternelles. Mais c'est ça la pop, c'est aussi doux-amer. En soi, en 2 minutes et 20 secondes, Margo vous offre le nec plus ultra de la pop 60's. Et c'est comme ça sur tout son album. Alors vous savez quoi faire aujourd'hui : déjà vous réveiller en chantant "I love sunday/Sunday Morning!" avec Margo, puis vous trouver, par tout les moyens possible, son précieux album.


Sinon, vous pouvez aussi passer un 18 août ennuyeux.
Vraiment, c'est vous qui voyez.




lundi 17 août 2009

[Réveille Matin] Andrew Bird - Scythian Empire

Bonjour à tous ! Ce matin, c'est un gros coup de cœur personnel, puisque je vous propose l'une de mes chansons préférées de la décennie, une bluette historique du guitariste siffleur Andrew Bird, capable du meilleur (comme ici) et du pire (l'album qu'il a sorti cette année est affreusement chiant, si vous voulez mon avis).




Scythian Empire
vous raconte donc vaguement l'histoire des Scythes, peuplade eurasienne d'avant Christ, mais c'est surtout le souci du détail accordé aux arrangements, mêlant piano, guitare et violon avec une habileté qui me fout par terre à chaque fois, m'achevant définitivement à 2:29, lorsque le sifflement de Bird se fond dans la basse qui fait une lourde entrée et m'envoie au tapis en moins de deux.

Je vous conseille vivement d'écouter très très vite l'avant dernier album, Armchair Apocrypha, sorti en 2007, et sur lequel figure cette chanson, qui est l'un des meilleurs disques sortis par Andrew.

dimanche 16 août 2009

[Quitte ou double] Scarlett Johansson a encore fait des siennes

Vous l'avez peut-être su, et peut-être pas, mais l'année dernière, Scarlett Johansson, celle que l'on connait avant tout pour son ballon, celle-là même qui domine toutes les google searches (à égalité avec Jessica Alba) de type "Nom d'Actrice NUE", avait sorti un album de reprises de chansons de Tom Waits, sous le titre "Anywhere I lay my head." Une véritable horreur. Vous respectez peut-être Tom Waits autant que moi, ou peut-être pas, mais il y a des limites à ce que l'on peut et ne peut pas faire lorsque l'on rend hommage à un artiste de sa trempe. Scarlett les a toutes franchies en 2008. Un désastre produit par le fatigant Dave Sitek (de TV On The Radio) et auquel avait même vaguement participé le ALL STAR Papy, David Bowie.

Scarlett ressent une vive compréhension au niveau de la poitrine à la lecture des paroles de Falling Down.

Un an seulement après l'hécatombe (acclamée malgré tout par une bonne part de la critique - les mecs, sérieusement !), la blonde a décidé de remettre ça, accompagnée en cela par le songwriter folk Pete Yorn (dont personne n'avait jamais entendu parler avant, à part Scarlet Johansson), et compte sortir un album ("Break up") le 8 Septembre prochain.

Pour l'instant, seul le premier single est paru, et c'est autour de lui que j'aimerais que nous débattions :



A peine sorti, il passe déjà en boucle à la radio, parce que c'est FACILE quand on a un blase aussi recherché dans Google (hé, même les annonceurs et les DJs ont parfois besoin de faire dresser leurs drapeaux !), et le moins que l'on puisse dire c'est que la différence d'avec les reprises d'il y a un an est frappante : c'est audible ailleurs que dans un aquarium empli de coke, sur l'étagère de l'appartement de Dave "mords-moi" Sitek et cela est déjà un progrès. J'aimerais maintenant préciser une chose : vous aurez compris le peu de crédit que j'accorde à l'actrice, mais cet article vise le single (LA MUSIQUE donc) avant tout, et je vous invite à me laisser l'exclusivité des vannes sur la plastique de Miss Johansson et à concentrer vos critiques sur la chanson, sinon on n'en finira jamais, je vous connais.

Je vous passerais bien le clip, mais c'est impossible, alors allez le voir ici, si vous êtes curieux. Maintenant, j'attends vos avis, états d'âmes et autres insultes !

Joe



P.S. : Évidemment, si l'on a ce genre de cliché sous la main, la promotion du single peut se faire toute seule...