Bonjour à tous ! Ce matin, c'est l'une des plus belles chansons du matin jamais écrites qui va tourner en boucle sur C'est Entendu. Fermant le premier album de Le Aids (si vous ne connaissez pas ce nom, allez faire un tour sur Myspace, où vous pourrez télécharger gratuitement l'album dont est tirée cette chanson, ainsi que l'EP sorti lui aussi il y a deux ans, et puis référez-vous aussi à l'article sur le premier album de SunJ, auquel Le Aids a activement collaboré, et enfin, sachez que si vous lisez régulièrement ces lignes, vous connaissez forcément Le Aids, vu qu'il écrit sur C'est Entendu), Happy Morning est à la fois la chanson qui porte le plus mal son nom tant elle est emplie de morosité, et aussi une sorte d'effusion de bonheur à l'état pur pour chaque auditeur se reconnaissant dans les sentiments portés par les paroles et qui se prend à chanter ces dernières avec une nostalgie mélancolique partagée, un léger chagrin à la pensée du temps perdu. Écoutez plutôt :
vendredi 14 août 2009
jeudi 13 août 2009
[Réveille Matin] Yo la Tengo - The Fireside
Bonjour à tous ! Ça n'est pas une chanson que je vous propose ce matin, pas au sens formel en tout cas, puisqu'elle ne se fonde pas uniquement sur des paroles ou du chant, mais si l'on considère la guitare d'Ira Kaplan comme une voix de substitution, alors l'on se laissera bercer par la douce mélodie qu'elle semble susurrer autour du feu de camp en question avant d'y être rejointe par l'organe du chanteur de Yo la Tengo, qui vient de sortir un nouvel album très inspiré et très disparate (comme l'était le prédécesseur, sorti en 2006), qui trouvera forcément un écho dans ces pages sous peu.
Au passage, si vous aimez cet aspect (qui est loin d'être le seul) de la musique du groupe, il vous est grandement conseillé d'écouter la compilation de bandes originales enregistrées par le trio, sortie en 2008 sous le titre "They shoot, we score."
mercredi 12 août 2009
[Vise un peu] SunJ - Bash Hurricane
A moins de faire partie de l'entourage de SunJ, vous n'avez probablement jamais entendu une seule note de "Bash Hurricane." Peut-être avez-vous eu le plaisir d'écouter la chanson proposée il y a quelques temps par notre rédaction et qui était sortie dans le cadre d'une Compilation Underground, mais que savez-vous de "Bash Hurricane ?" Pas grand chose, voilà quoi. C'est pourquoi avant d'aller plus loin, je vous le donne en mille : SunJ ne demande pas votre argent, alors téléchargez tout de suite son album et vous aurez ainsi une idée plus nette de ce dont je vais vous entretenir ici.Je télécharge l'album gratuitement, je suis un malin.
Ils sont si nombreux à vous faire le vieux coup de l'arnaque que vous n'y voyez plus que du feu. Ils ont l'air dignes de confiance, mais leur discours, leur attitude, leurs histoires, tout n'est que poudre aux yeux. Je veux parler de ces jeunes qui débarquent avec un premier album achalandé comme il faut, avec la bonne police d'écriture sur la pochette, les bonnes marques de fringues portées sur les photos dans le livret et la touche de rébellion qu'il faut pour ne pas trop être associés à ce qui est alors la norme commerciale, l'attente du public.
On Beach Roads
SunJ a fait l'exact opposé de tout cela. Jeune homme issu de Seine St Denis, il ne se pose pas là en parigot des rues, en parangon de la jeunesse anarcho-punk ou en partisan du bitume, ça n'est pas sa préoccupation et il ne compte pas vous faire croire le contraire ("You know man, wide open are my eyes / To hide no pain, I don't need no glasses") non, ce qui l'intéresse c'est le soleil, la plage et le besoin d'évasion ("I've got to leave you right now / I'd like to run away / To some place you'll never know"). Cependant, ses chansons ne sont pas faites POUR s'évader, elles ne sont pas faites POUR l'été. Elles sont, c'est tout. Ce que vous en retirerez n'appartient qu'à vous, chers lecteurs/auditeurs, et SunJ ne donne pas dans la didactique bananière, il est plutôt maître dans l'Art de la projection anti-casanière, et fait de son pseudonyme une raison d'écrire ("Better Stay Dry / [...] / And the rain makes such a noise / That I cannot hear a word / Not that I care) et de son premier album un fantasme côtier de l'enfant (lisez un peu les paroles de A Harsh Teatime - seule incursion dans un vacarme de tous les diables, les enfantillages bruyants de la musique et la naïveté charmante des mots devraient vous sauter aux yeux et aux oreilles) en artiste.
Blind Jack Attack
"Bash Hurricane" est un disque qui parle de ses ainés (l'appel au grand retour artistique de Jim O'Rourke sur Jim & Mary Cheers - sur laquelle je ne manque jamais de décoller lorsque l'accord accompagnant le derniers vers du refrain arrive : "when do you plan to come baaaaack"), qui les cite (c'est bien John Fahey, le Grand Vizir de la free folk, qui s'exprime au début de Sunday at the Barton Springs Pool in Austin, TX) mais qui ne franchit jamais la ligne séparant réminiscence de héros de l'Ancien Temps (plusieurs chansons samplent des parties de batterie empruntées à des légendes telles Steve Shelley, de Sonic Youth, ou bien Meg White, des White Stripes) et copier/coller honteux. On s'attend à tout et l'on entend le plus inattendu dans ce qui aurait pu n'être qu'un ennuyeux essai folk de plus et qui se révèle extrêmement accrocheur lorsqu'il récite les leçons les plus humaines et doucereuses du Velvet Underground (Blind Jack Attack), traite l'easy-listening autrement qu'en vieux ringard dégarni (Be Careful!), pratique l'escalade rythmique et le moteur à explosion Blurriens (On Beach Roads) ou revigore la balade pop instrumentale chère à Le Aids (Old fashionned Noise Music), lequel n'est pas étranger au projet puisqu'il co-signe deux chansons, et est responsable de l'enregistrement et des arrangements.
Palmtree Keeper
On lui doit notamment le steeldrum tropical sur Palmtree Keeper, pour vous donner une idée, mais la collaboration entre les deux artistes est bien plus symbiotique qu'anecdotique et il devient parfois difficile de démêler qui de l'un ou de l'autre est à louer pour telle ou telle autre réussite, ce qui m'amène tout naturellement à louer les deux. S'il serait cependant intéressant de faire la part des choses dans le cas d'une future œuvre, plus solitaire, de SunJ, je ne peux m'empêcher de voir ces deux-là comme un duo gagnant de la trempe d'un couple Bowie-Iggy et de placer de très grandes espérances dans le prochain essai qui viendrait de leurs quatre mains.

Joe
On Beach Roads
SunJ a fait l'exact opposé de tout cela. Jeune homme issu de Seine St Denis, il ne se pose pas là en parigot des rues, en parangon de la jeunesse anarcho-punk ou en partisan du bitume, ça n'est pas sa préoccupation et il ne compte pas vous faire croire le contraire ("You know man, wide open are my eyes / To hide no pain, I don't need no glasses") non, ce qui l'intéresse c'est le soleil, la plage et le besoin d'évasion ("I've got to leave you right now / I'd like to run away / To some place you'll never know"). Cependant, ses chansons ne sont pas faites POUR s'évader, elles ne sont pas faites POUR l'été. Elles sont, c'est tout. Ce que vous en retirerez n'appartient qu'à vous, chers lecteurs/auditeurs, et SunJ ne donne pas dans la didactique bananière, il est plutôt maître dans l'Art de la projection anti-casanière, et fait de son pseudonyme une raison d'écrire ("Better Stay Dry / [...] / And the rain makes such a noise / That I cannot hear a word / Not that I care) et de son premier album un fantasme côtier de l'enfant (lisez un peu les paroles de A Harsh Teatime - seule incursion dans un vacarme de tous les diables, les enfantillages bruyants de la musique et la naïveté charmante des mots devraient vous sauter aux yeux et aux oreilles) en artiste.
Blind Jack Attack
"Bash Hurricane" est un disque qui parle de ses ainés (l'appel au grand retour artistique de Jim O'Rourke sur Jim & Mary Cheers - sur laquelle je ne manque jamais de décoller lorsque l'accord accompagnant le derniers vers du refrain arrive : "when do you plan to come baaaaack"), qui les cite (c'est bien John Fahey, le Grand Vizir de la free folk, qui s'exprime au début de Sunday at the Barton Springs Pool in Austin, TX) mais qui ne franchit jamais la ligne séparant réminiscence de héros de l'Ancien Temps (plusieurs chansons samplent des parties de batterie empruntées à des légendes telles Steve Shelley, de Sonic Youth, ou bien Meg White, des White Stripes) et copier/coller honteux. On s'attend à tout et l'on entend le plus inattendu dans ce qui aurait pu n'être qu'un ennuyeux essai folk de plus et qui se révèle extrêmement accrocheur lorsqu'il récite les leçons les plus humaines et doucereuses du Velvet Underground (Blind Jack Attack), traite l'easy-listening autrement qu'en vieux ringard dégarni (Be Careful!), pratique l'escalade rythmique et le moteur à explosion Blurriens (On Beach Roads) ou revigore la balade pop instrumentale chère à Le Aids (Old fashionned Noise Music), lequel n'est pas étranger au projet puisqu'il co-signe deux chansons, et est responsable de l'enregistrement et des arrangements.
Palmtree Keeper
On lui doit notamment le steeldrum tropical sur Palmtree Keeper, pour vous donner une idée, mais la collaboration entre les deux artistes est bien plus symbiotique qu'anecdotique et il devient parfois difficile de démêler qui de l'un ou de l'autre est à louer pour telle ou telle autre réussite, ce qui m'amène tout naturellement à louer les deux. S'il serait cependant intéressant de faire la part des choses dans le cas d'une future œuvre, plus solitaire, de SunJ, je ne peux m'empêcher de voir ces deux-là comme un duo gagnant de la trempe d'un couple Bowie-Iggy et de placer de très grandes espérances dans le prochain essai qui viendrait de leurs quatre mains.

Joe
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[Réveille Matin] The Konki Duet - Il Fait Tout Gris
"Il fait tout gris". Je suis rentré de vacances avant-hier, et c'est l'une des premières choses que j'ai pensé une fois sorti de l'avion. Me revoilà à Paris. Des lourds nuages grisâtres, le ciel comme un couvercle comme dirait l'autre. J'ai alors repensé à ce morceau de The Konki Duet, "Il fait tout gris", issu de leur premier album du même nom sorti en 2004, album de chevet de mes 15 ans que je n'avais pas réécouté depuis longtemps. Sans trop savoir pourquoi, je me suis souvenu de la guitare tristoune du morceau, du violon de Tam qui flotte dans l'air, de la voix sombre de Zoé à laquelle répond Kumi avec ses monologues en français. Puis, je me suis souvenu évidemment que c'était une reprise de "Fade To Grey" du groupe Visage, le titre étant une blague sur une prononciation à la française et avec accent japonais (!) de "We fade to grey", qui devient pour le coup "il fait tout gris" (ça m'a toujours fait rire).

(Histoire vraie : j'ai découvert The Konki Duet après avoir vu cette photo. Je me suis dis en la découvrant : "je veux connaître ce groupe!". Je suis très pyjama.)
Arrivé chez moi, j'ai alors réécouté l'original, ce que j'avais pas fais depuis des années, et c'était mieux que dans mon souvenir. On a toujours cette affreuse image des 80's. Étant ado, j'avais presque honte d'aimer ce morceau (ah, l'adolescence). Quel tube bizarre. Il y a ce beat implacable et cette impénétrable mélancolie dans la suite d'accords. Même les paroles traduites en français et lâchées de manière neutre par la fille sont d'enfer : "Sent la pluie comme un été anglais/entend les notes d'une chanson lointaine/sortant de derrière un poster/espérant que la vie ne fût aussi longue". C'est bien simple, avec "Don't You" des Simple Minds dont je vous ai parlé l'autre jour, voici l'un de mes autres tubes préférés des 80's, étant pourtant allergique aux synthétiseurs. Je suis sûr que des tas de gens détesteront ce morceau en moins de 30 secondes. Moi même, je ne me comprends pas. N'hésitez pas à vous exprimer dans les commentaires.
"Ahhhh. Ahhhh. We fade to grey!"
Après quoi, j'ai aussi réécouté la reprise de The Konki Duet. Là non plus, je n'ai pas été déçu. Toute la tristesse du morceau est transposée avec soin par le trio parisien dans une formation plus minimaliste, mais beaucoup plus touchante du coup. Je me suis souvenu pourquoi j'aimais tant cet album il y a déjà 5 ans de cela. Écoutez donc ce petit bijou doux pour vous réveiller en ce matin d'août. Ça ne vous mettra probablement pas de baume au cœur. Ce n'est sûrement pas ce qui vous donne le moral jusqu'au coucher. Mais ce sera mieux que la radio, assurément.
Finalement, après tout ça, je me suis renseigné sur ce que devenait le groupe depuis son album Mountain Mouton sorti en 2006. J'ai appris qu'elles allaient sortir un e.p. le 24 août, prénommé Ensemble. On vous en reparlera sur C'est Entendu, évidemment.
Ce Réveille Matin est un peu chaotique, je le sais.
Blâmez le mauvais temps.
S'il avait fait beau, rien de tout cela ne serait arrivé.
mardi 11 août 2009
[Réveille Matin] Chairlift - Bruises
Bonjour à tous ! Vous le savez peut-être ou peut-être pas, mais Brooklyn est réputée depuis longtemps pour sa fertilité artistique (au hasard le Velvet Underground, Woody Allen, Paul Auster, Cindy Lauper...) et l'année 2008 semble avoir été synonyme de nouvelle éclosion de talents. C'est simple, les groupes originaires de Brooklyn, sans forcément former une "scène" particulière (la plupart n'aime pas vraiment ce terme), sont tous voisins et se connaissent, se croisent et participent souvent aux projets les uns des autres. Certains sont versés dans la folk nouvelle (Grizzly Bear, Dirty Projectors, Here we go Magic) mais nombreux sont ceux qui naviguent sur les eaux synthétiques héritées des parrains de Suicide. Parmi ceux-là, il y a Telepathe, Takka Takka et aussi Chairlift, trio synthpop formé autour de Caroline Polachek (chant/clavier) et Aaron Pfenning (guitare/chant).

Leur premier album ("Does you inspire you") n'a pas forcément bénéficié d'une publicité d'enfer, mais leurs singles si. Passons sur Evident Ustensil (que vous pourrez écouter sur leur Myspace) et venons-en à Bruises, qui fut utilisé par Apple pour promouvoir son Ipod à la télévision, l'été dernier : autant dire qu'avec une exposition pareille, vous avez même une chance d'avoir déjà entendu ce single vaporeux, avec sa basse ronflante et ses notes de synthé 80's :
Si vous voulez voir le clip, c'est par ici.
Si vous êtes curieux et que vous voulez regarder et écouter une interview réalisée par nos amis de chez MagicRPM (Caroline s'exprimant en Français), il faut cliquer sur ce lien.
lundi 10 août 2009
[C'est tout vu] Lust for life
Pour célébrer l'été, ou la fin des vacances, c'est selon, autant jeter un coup d'oeil au tout nouveau clip de nos petits chouchous, ceux que C'est Entendu parraine depuis le début et dont le premier album sera avidement chroniqué dans ses colonnes (on espère qu'il sera bon...) : nous voulons parler du groupe Girls et de leur petite pépite pop Lust For Life (comme Iggy, oui). Un morceau parfait sur lequel se greffent des images on-ne-peut-plus charmantes : des filles en jupes, des parties de freesbee, des couchers de soleil, des garçons en slip, des gens qui dorment ou sont dans leur bain. Ils vous font tous des sourires. Ils sont tous heureux. Soyez heureux aussi.
Pendant ce temps là, on a enfin la date de sortie du meilleur album de 2010 (on voit très loin sur C'est Entendu) : Heartland, le magnum opus et troisième album de Final Fantasy, sortira chez Domino lors de la "première semaine de 2010". Enregistré pendant 9 mois dans 4 pays différents (!!!), cet album concept, complexe, qu'on imagine déjà orchestral mais avec des touches électroniques risque fort d'être un pur chef d'oeuvre. Pour vérifier ça, autant aller voir Owen Pallett (le cerveau de ce projet) sur scène, ce jeudi 13 août au Glaz'art (Paris), en compagnie des bruyants Oneida et d'Alex Tucker. C'est Entendu sera sur place pour vous faire un compte-rendu (sûrement enthousiaste) dans tout les cas.

Pour finir, voici le clip de Please Venus, dernier single extrait de "True Romance", l'album des Golden Silvers, que nous vous conseillons toujours de dévorer si vous ne l'avez pas encore fait :
[Réveille Matin] Simple Minds - Don't You (Forget About Me)
Les temps sont durs pour les ex-ados des 80's. Il y a plus d'un mois, ils ont perdu leur super-star ultime, celui qui les faisait danser. Et maintenant, c'est celui qui faisait leurs films cultes qui s'en va. John Hughes est mort. Jeudi. Une crise cardiaque. 59 ans. Vous ne savez pas qui est John Hughes? Faisons simple : c'est l'inventeur du "teen movie". Mais attention, ses films n'était pas seulement des comédies qui jouaient avec subtilité sur l'affrontement entre l'adolescence et l'âge adulte entre deux gags potaches, non, c'était plus que ça. John Hughes, c'était "celui qui nous comprenait". Cette expression là, on la lit souvent sur internet depuis l'annonce de son décès. Les films de John Hughes, c'était des films qui étaient du côté des ados, qui les faisait se sentir moins seuls. L'excellent "Ferris Buller's Day Off", c'était l'apologie de la fainéantise décontractée mais énergique, c'était le rêve des ados (sécher l'école pour se promener en ville en voiture de course avec ses amis), c'était Ferris Buller qui vous regardait droit dans les yeux et qui vous sortait "Life moves pretty fast. If you don't stop and look around once in a while, you could miss it" : la peur de grandir, la sensation que la fin du lycée est une petite mort, l'envie de ne rien faire de spécial de sa vie, et pourtant la joie de vivre et toutes les émotions de l'adolescence, tout était dans les films de Hughes.

Quel rapport avec la musique dans tout ça? Et bien les films de John Hughes étaient bourrés de musique pop, surtout de tubes des 80's. La plupart des groupes phares de la période sont apparus dans les B.O. de ses films. L'exemple le plus fulgurant, c'est "Don't You (Forget About Me)" des Simple Minds, enregistré pour "The Breakfast Club" en 1985, le chef d'œuvre de Hugues qui est peut-être l'un des films pour ados les plus touchants et justes jamais faits. Le morceau devient un tube énorme. Il y a cette image : Judd Nelson, sortant de sa journée de retenue au lycée et qui brandit le poing vers le ciel alors que commencent les premiers accords du morceau et les premiers "Hey, Hey, Hey Heyyyyy". Je vous propose de débuter la semaine avec la même fougue pubère et d'écouter donc ce morceau très fort.
Pour John Hughes.
Et pour l'ado qui est, je l'espère, toujours en vous.
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