C'est entendu.

samedi 25 juillet 2009

[C'est tout vu] Seconde vague

La semaine est chargée en nouveautés dignes d'intérêt, alors voici une nouvelle marée haute à vous mettre dans les poches, à commencer par l'excellent show d'Elbow dans l'émission de radio Morning Becomes Eclectic :




On enchaine avec une nouvelle chanson des Kings of Convenience, dont le prochain album est sur les starting blocks. Mrs Cold est téléchargeable ici (clic droit - enregistrer sous).

Vous connaissez Why ? Le groupe de Yoni Wolf, naviguant entre hip hop et indie pop sortira un nouvel album à la rentrée, Eskimo Snow, dont voici la pochette


On en parle régulièrement, et ceux d'entre vous qui apprécient Grizzly Bear autant que nous pourront écouter l'intégralité de leur show au Pitchfork Music Festival de cette année, en le téléchargeant ici.

Enfin, le 9 Septembre sortira le prochain album de Yo la Tengo, Popular Songs, et c'est le moment de vous en proposer plusieurs extraits, à commencer par Here to fall, ci-après, suivie du live de Nothing to Hide chez Frédéric Tadeï




vendredi 24 juillet 2009

[Réveille Matin] Oneone - Hoi! + Une défense des Instants Chavirés

Quoi de mieux pour un réveil en douceur que d'écouter la pop enfantine et lumineuse du duo japonais Oneone (jeu de mot sur l'onomatopée japonaise Wanwan qui signifie "Ouaf Ouaf")? Un duo all-star et entre copines puisqu'on y retrouve Saya, tête pensante du groupe Tenniscoats, et Satomi, la bassiste-chanteuse de Deerhoof. Leur premier album, Aoooo, est sorti en juin dernier et c'est une petite perle du genre qui peut clairement éclairer un été trop terne. Pour preuve, le morceau d'ouverture, le très doux Hoi! que je vous invite à écouter en dessous, ou dans le player!



J'ajoute que j'ai eu la chance de voir ce groupe en concert grâce à une petite salle de la très proche banlieue parisienne nommée Les Instants Chavirés, située porte de Montreuil, reconnue de tous pour sa programmation riche et variée, n'hésitant pas à faire jouer des artistes avant-gardistes, noise ou des groupes inconnus. Or, suite à de grosses coupes dans les subventions que leur attribuait le département Seine-Saint-Denis et la mairie de Montreuil, cette salle est aujourd'hui dans une situation telle qu'elle a du annuler l'intégralité de sa programmation d'automne-hiver 2009, n'étant même pas sûre de pouvoir reprendre en 2010. En dehors même de l'idée révoltante qu'un lieu de culture indépendant puisse mettre la clé sous la porte aussi bêtement (encore un...), il est proprement honteux qu'une politique à la ramasse puisse couper les vivres d'une salle aussi réputée et faisant un travail exemplaire depuis 1991. Je vous invite donc à signer la pétition de soutien, déjà signée à l'heure qu'il est par plus de 3000 personnes depuis une semaine, et pour plus d'informations, je vous renvoie au communiqué publié par la salle.

Merci pour eux.

jeudi 23 juillet 2009

[Réveille Matin] Le Klub des 7 - L'école est finie

Bonjour les copains. Sortez vos casquettes et vos sneakers du placard, le rap alternatif français n'est pas mort avec le dernier album de TTC, comme nous le croyions tous (à moins de n'y avoir jamais adhéré), et il y a encore des gens talentueux qui officient. Il y en a sept, en fait. Enfin six, parce que Freddy K n'est plus là. Vous ne connaissiez pas leur premier album ? Peu importe, celui-ci est du tonnerre, avec des samples seventies signés Fuzati, et en voici un extrait haut en couleurs :

mercredi 22 juillet 2009

[Réveille Matin] Florence + the Machine - Dog days are over

Bonjour à tous, ce matin, une chanson de la petite nouvelle qui monte, Florence Welch, londonienne portée aux nues par la presse anglaise et notamment la BBC, et dont le premier album, Lungs, est paru il y a tout juste deux semaines. Dog days are over, puissante pop song teintée de blue-eyed soul, est le second single extrait de l'album :


mardi 21 juillet 2009

[C'est tout vu] Un Tsunanews

Au menu aujourd'hui, des nouvelles de Girls (pour les anglophones, je conseille la lecture de cet article leur étant consacré, paru dans le Guardian), dont on attend impatiemment le premier album, le 21 Septembre, et dont la pochette a été finalement révélée :


Grizzly Bear, les champions de la nouvelle folk américaine, sont passés chez David Letterman, où ils joué Ready Able, extraite de leur dernier album, Veckatimest, la voici :




Un mot rapide concernant Daniel Johnston, le plus schizophrène des songwriters, qui verra trois de ses premiers albums (et parmi les meilleurs) remasterisés. "Hi, How Are You", "Continued Story" et "Yip Jump Music" sortiront ainsi le 31 Août accompagnés d'inédits. Une compilation présentant l'artiste aux nouveaux venus devrait sortir au même moment.

Toujours à propos de folk américaine, sachez que Monsters of Folk, super groupe formé par M. Ward, Conor Oberst (Bright Eyes), Jim James (My Morning Jacket) et Mike Mogis (Bright Eyes, entre autres), sortira son premier album le 22 Septembre. Un premier extrait est téléchargeable sur le supersite superofficiel du supergroupe. Dites simplement "please" et vous pourrez écouter Say Please.


Du côté du hip hop, les Beastie s'apprètent à sortir un nouvel album, Hot Sauce Commitee Part 1, et le temps que MCA se remette de son mal de gorge, voici un premier extrait (featuring Nas), Too many rappers :




David Letterman a aussi accueilli Metric, l'autre jour. Ne refusant jamais une occasion de parler d'Emily Haines et de sa bande, je vous propose donc de regarder Help I'm Alive :




Parlons de choses qui fâchent (un futur Quitte ou Double, peut-être ?). Vous vous souvenez de l'affreux album de reprises chanté par Scarlett Johansson ? Eh bien elle recommencera, épaulée par Pete Yorn, dès le 15 Septembre sur Break Up, un nouveau LP. Le premier single, Relator, est déjà disponible à la vente et voici un teaser pour l'album :




Vous autres amateurs de Beck, sachez qu'il n'arrête plus de nourrir son site web de discussions avec d'autres artistes, de reprises du Velvet Underground, et de vidéos en tout genre, dont il faut retenir cette très chouette version acoustique d'Orphans, tirée de son dernier album, sorti l'an dernier :




Enfin, citons les Flaming Lips, dont le double album à venir (Embryonic) suscite plus d'attente chaque semaine, dont certains extraits ont émergé à travers la publication d'un mini EP digital, disponible pour les bienheureux ayant vu le groupe en concert récemment. Voici deux extraits à vous mettre sous la dent :



[Réveille Matin] King Khan & His Shrines - Land of the freak

Bonjour à tous, ce matin, nous vous proposons quelque chose de sensiblement différent, et d'un peu plus rapide. Vous savez déjà qui est King Khan, mais connaissez-vous son dernier album avec les Shrines, What is?! (sorti en 2007) ? Si la réponse est négative, voici l'occasion de vous rattraper, tout en boostant considérablement votre énergie matinale :



You stay classy, San Diego.

lundi 20 juillet 2009

[Fallait que ça sorte] L'été des oubliés : Elizabeth Cotten, la grand-mère la plus cool

C'est l'histoire d'une petite fille de 8 ans, vivant dans une famille modeste dans les années 1900 en Caroline du Nord, qui commence à jouer avec le banjo à 5 cordes de son grand frère en cachette. Sauf qu'elle est gauchère. Alors elle prend le banjo à l'envers, avec la petite corde aiguë du banjo jouée avec l'index, le pouce faisant les mélodies, ne jouant donc qu'avec peu de doigts. Plus tard, elle transpose ce style étrange sur une guitare qu'elle s'achète en travaillant (elle a bien essayé d'inverser les cordes, mais elle n'arrivait pas à jouer aussi bien que quand tout était à l'envers!), et elle commence à composer des petites choses, pour elle et ses frères et soeurs. Elle passe des heures à faire de la musique, fait des morceaux avec eux, reprenant d'oreille des thèmes entendus à l'église par exemple. Et puis ensuite, elle grandit, elle commence à travailler très jeune en tant que domestique, puis elle se marie à 15 ans, l'Eglise la forçant à laisser la guitare de coté pour ne plus jouer de morceaux "remplis de péchés", des blues comme Going Down The Road Feelin' Bad. Elle a des enfants très vite, et elle vit sa vie, ne reprenant la guitare que pour jouer des hymnes, parfois, à la messe.

On la retrouve dans les années 40, la quarantaine tassée, déjà grand-mère, travaillant toujours, dans un magasin. Là, elle devient amie et se met à faire des ménages chez une famille, les Seeger, famille de musiciens, après leur avoir ramené leur petite fille qui s'était perdue dans le magasin. Un jour, prise par l'atmosphère musicale de la maison, elle reprend une guitare, se rappelant les morceaux qu'elle composait quand elle était petite fille, ses transcriptions d'airs et les chansons traditionnelles qu'elle reprenait, et les joue aux enfants des Seeger. Et c'est avec Mike Seeger, devenu un musicien enregistrant beaucoup de musiciens folk inconnus à l'époque, qu'elle enregistrera des morceaux chez elle, sur le bord de son lit avec un petit matériel d'enregistrement entre 1957 et 1958, certains morceaux devenant un album en 1958 : Freight Train And Other North Carolina Folk Songs And Tunes. Après cela, sous la demande d'auditeurs charmés, elle sortira quelques autres albums avec des morceaux plus récents qu'elle composera avec ses petits enfants parfois, comme l'album Shake Sugaree en 1967 ou When I'm Gone en 1979, et fit de plus en plus de concerts dès 1960, jouant avec Mississippi John Hurt et Skip James, et encore plus quand elle arrêta de travailler en 1970 à 75 ans. Elle sortit même un album Live! en 1983 qui eut un Grammy award en 1985 (réaction : "Merci, c'est dommage que je n'ai pas ma guitare avec moi, sinon je vous aurais joué un morceau!"). On reprit ses morceaux (Peter Paul & Mary, Bob Dylan, Taj Mahal, etc), elle eut des tas d'honneurs, et continua ce petit chemin jusqu'à sa mort, le 29 Juin 1987 à Syracuse, NY, âgée de 92 ans. Cette femme, c'était Elizabeth Cotten.

Écouter du Elizabeth Cotten, c'est quelque chose comme écouter la vie dans ce qu'elle a de plus génial, de plus fort. Tout le particularisme de sa musique vient de plusieurs facteurs qui en font une artiste unique et attachante. Tout d'abord, il y a ce jeu de guitare unique : gauchère, jouant sur des guitares de droitiers, tenant l'instrument à l'envers. Une contrainte qui façonne sa musique, qui la rend différente, via un finger picking original, qu'on nommera le Cotten Picking, riche et prenant, la rapprochant plus de la folk music au point de vue du style plutôt que du blues, cependant présent dans ses chansons. Sur certaines compositions comme Washington Blues, il y a un aspect unique qui semble inexplicable et qui est sous-tendu par ce jeu où le pouce fait toutes les mélodies. Tout Cotten est là. La voir jouer en vidéo en est ahurissant pour quiconque a déjà touché à une guitare. D'une certaine manière, on retrouve dans les petites compositions d'Elizabeth Cotten une véritable sensibilité mélancolique alliée à une simplicité qui n'est pas sans rappeler les oeuvres de l'ami John Fahey par exemple, qui reprendra des morceaux à elle parfois. Rompant avec les schémas harmoniques trop plan-plan de la folk traditionnelle, Elizabeth fait de la musique qu'on pourrait tout simplement qualifier de belle, avec de petites suites d'accords émouvantes, qui accompagnent des mélodies limpides et entêtantes. C'est remarquablement bien joué, bien que sans aucune virtuosité ostentatoire, c'est de la musique qui a un sens et une âme.

Et puis, le miracle Cotten, c'est aussi ce paradoxe : ce n'est qu'à l'âge de 60 ans qu'elle a commencé à enregistrer des morceaux composés quand elle avait 11 ans, un demi-siècle auparavant. C'est la grand-mère qui interprète les chansons de la petit fille qu'elle a été. Et quand elle chante son morceau le plus connu, le magnifique Freight Train, et que sa voix frêle et tremblante avec l'âge nous lance "When I'm dead and in my grave/No more good times here I crave/Place the stones at my head and feet/And tell them all that I'm gone to sleep", c'est à en pleurer. Dans sa peine à atteindre les notes les plus aiguës (certains pourront être gênés par cette voix; des sans coeur, assurément), il y a une fragilité et une sensibilité tout à fait désarmante qui rend ces petits morceaux émotifs déchirants. Et personne d'autre ne chante ce morceau mieux qu'elle, car elle seule a ce grain unique de grand-mère qui vous arrache des frissons avec douceur.


Tout est là dans son premier album, qui a été réédite récemment, et qui est un pur chef d'oeuvre, pour peu que vous aimiez la musique traditionnelle américaine, les dames âgées qui chantent d'une voix sensible, et la free folk. Juste quelques morceaux, des thèmes, des chansons à elle, joués rapidement dans cette chambre que l'on voit sur la pochette, enregistrés avec un tout petit matériel, pendant qu'elle gardait ses petits-enfants. Il y a des morceaux rapides, des petites marches, des hymnes appris à l'église, des thèmes entendus au hasard des rencontres, tout une culture folk passionnante puissamment interprétée. Écoutez le 1er medley, joué au banjo, qui réunit 3 petits morceaux rapides de danse : c'est presque épique, on est pris par le rythme effréné, par ces airs entêtants, ces morceaux tranches de vie ("Georgie Buck is dead/Last words he said/Didn't want no shortening in his bread"). Dans Oh Babe It Ain't No Lie, composé toute jeune, il y a toute la vie : la tristesse et l'humour (le morceau souhaite la mort d'une vieille dame qui dit des mensonges!), la joie et la mélancolie. Et même sur les morceaux instrumentaux, le jeu inspiré de Cotten impressionne et donne envie d'écouter cet album en boucle. C'est peut être ça le plus inexplicable en fait : on a envie de revenir vers Elizabeth plus que vers n'importe qui, sa musique est à la fois consolatrice, apaisante et enivrante. Et puis il y a cette voix, et quand elle fait "honey babe lord!" sur Going Down The Road Feeling Bad, c'est peut être la chose la plus belle qu'il est possible d'entendre.


Mais il faut aussi se pencher sur son excellent deuxième album, sorti en 1967, Shake Sugaree, composé de 16 morceaux à l'origine, mais réédité avec 26 morceaux récemment (pas vraiment le moyen le plus facile de débuter avec la musique d'Elizabeth donc). Composé de nouveaux morceaux, parfois écrits avec ses petits enfants, on y retrouve tout le talent de Cotten via des petits morceaux simples mais dont l'interprétation vous tire des larmes. Certains, dont le magnifique morceau éponyme - les paroles écrites par chacun de ses petits enfants ! - sont mêmes chantés par sa petite-fille de 12 ans, et c'est très beau, très mignon. D'autres morceaux mettent plus en lumière son jeu de guitare exceptionnel et riche, dans des versions instrumentales de thèmes religieux. Alternant entre la guitare et le banjo, entre les ambiances mélancoliques et joyeuses, Shake Sugaree est une passionnante plongée dans le répertoire d'Elizabeth Cotten. Le tout s'écoute avec plaisir, et bénéficie d'un son meilleur que son premier album de surcroît.

On peut aussi jeter une oreille à son dernier album "studio", When I'm Gone, sorti en 1974, mais qui a le petit défaut d'avoir deux morceaux chantés par une autre qu'Elizabeth (qui avait à l'époque, certes, 79 ans). Ceci dit, on retrouve de nouveaux morceaux à elle qui méritent amplement une écoute, comme Willie, récit du meurtre d'un homme par son ami par jalousie qui replace totalement la musique de Cotten dans cette dimension sociale de la musique folklorique, ou encore le déchirant When I'm Gone, sur lequel elle chante non sans fierté "Friends I know you're gonna miss me when I'm gone".

Mais le complément idéal de ces albums studio de Cotten, c'est évidemment Live!, album sorti en 1983 mais regroupant des performances entre 1976 et 1982, et produit par un amateur total, John Overton, un fan et ami qui voulait à tout prix conserver une trace des concerts si réputés qu'elle fît dans les années 70 et 80. Il a tout fait pour que l'album sorte, même si il n'avait aucun financement, et il a ensuite envoyé des albums aux membres des Grammy pour être bien sur qu'Elizabeth ait une distinction ! Et quel album mes amis ! Ses concerts étaient de savants mélanges entre sa musique et l'histoire de sa vie, jouant ses morceaux les plus connus mais en racontant parallèlement son enfance, pour le plus grand plaisir du public, n'hésitant pas à faire des blagues, à demander aux gens quels morceaux ils voulaient entendre. Et à écouter ainsi, c'est absolument génial. Cette femme de 85 ans sur scène, rigolant, jouant ses morceaux avec aisance, interpelant le public pour lui demander de chanter avec elle plus fort, jetant des anecdotes sur comment elle a acheté sa première guitare, lançant un goguenard "You all have heard that before?" au début de Freight Train : ce n'est plus du live, c'est de la leçon de vie. Elizabeth Cotten irradie de vitalité et de coolitude absolue. Les interprétations sont sublimes, le public chantant avec elle sonne comme une chorale, et l'entendre raconter comment elle a appris à jouer de la guitare est une expérience qui remplira n'importe qui de joie. C'est trop court, c'est évidemment trop court, sur scène, elle restait toujours plus longtemps que prévu, faisant des tas de rappels, et ce live de se conclure par Elizabeth, disant à la foule qui l'applaudit un rieur "I wish I could stay on!". Un grand album.



Une vidéo de Freight Train

Elizabeth Cotten a sorti relativement peu d'albums, mais a laissé une empreinte immense sur tout ceux qui l'ont rencontrée, tout ceux qui l'ont écoutée, et sur tout un pan de la musique folk américaine. Personne d'autre qu'elle n'a fait de la musique aussi belle, aussi poignante, aussi mélancolique. Pourtant, elle reste un peu méconnue. Voilà pourquoi j'ai fait cet article. Pour que tout le monde redécouvre cette artiste géniale, cette guitariste brillante, et cette femme magnifique. Parce qu'elle est un genre d'exemple ultime de personne qui a vieilli avec classe. Parce que même si l'on aime pas la folk américaine, on peut être touché par le charme immense de cette grand-mère géniale. Et avoir une larme, relisant les notes de pochettes de son dernier album, quand elle écrivait, parlant de son morceau "When I'm gone" :

"You're gonna miss the songs I play... you're gonna miss my playin', you're gonna miss my singing, you're gonna miss me walking, you're gonna miss my everyday talk, you're gonna say 'Well, I wish Elizabeth was here', and you're gonna look and I won't be there... That's the reason I call it my song. It's everything about me... So you can sing that song if you want to when the ashes to ashes, the dust to dust... It's gonna be a long time off... We're all gonna rise the Judgment Day. That'd be wonderful wouldn't it?".



Voici une petite sélection de morceaux d'Elizabeth Cotten pour que vous découvriez la musique de cette femme géniale :



Nb : Ceci est le premier article de mon cycle estival sur Les Oubliés comme j'aime à les appeler, un cycle qui se penchera sur quelques inconnus brillants de l'histoire musicale du XXème siècle, ou quelques mal-aimés. A la semaine prochaine pour une autre réhabilitation!

[Réveille Matin] SunJ - Last sunset over Waïkiki Beach

Bonjour à tous ! Ce matin, c'est en douceur que je vous propose de vous réveiller, au son de la dernière chanson de SunJ, cet artiste originaire de Paris, influencé par John Fahey et Jim O'Rourke. Vous pouvez retrouver cette chanson sur la toute récente compilation We're only in it for the Ice Creams, sortie au format digital, et regroupant la quasi totalité de la communauté musicale underground formée autour des Snobs depuis quelques années en région Parisienne.
Pour écouter le morceau, vous avez le choix entre le lecteur habituel et un mini lecteur qui sera à votre disposition dans chaque Réveille Matin. Le voici :



Voici la pochette et un lien pour télécharger gratuitement la compilation dans son intégralité :

dimanche 19 juillet 2009

[They Live] Souvenirs d'une sieste d'été

Pour ceux qui y étaient, et pour les autres, voici quelques moments apaisés, capturés l'après midi du Dimanche 28 Juin, ici et là sur la Prairie des Filtres toulousaine, lors de la dernière journée du festival des Siestes Électroniques :

Les lascars étranges de Larytta.



Pendant le set de Dominique Leone.



[Viteuf] La mort du Viteuf

C'est un bien triste matin que ce matin. Le Viteuf, en tant que catégorie d'articles sur ce blog, est mort de mort soudaine ce matin, aux alentours de 2h40 AM. Il nous a quittés dans un râle d'agonie rappelant vaguement le chant de Scarlett Johansson.
Haut les coeurs, cependant, puisqu'à partir de demain matin, vous découvrirez un nouvel ami récurrent : le "Réveille Matin," publié chaque matin, en semaine (tous les jours sauf le week end, si vous préférez), consistera en une chanson différente chaque jour, proposée soit dans le lecteur, soit à travers une vidéo (live ou clip). Ces modalités évolueront peut-être avec le temps, mais désormais, vous pourrez découvrir un nouveau son avec chacun de vos petit-déjeuners.