C'est entendu.

samedi 28 février 2009

[C'est tout vu] Alela a du métier

Pour ceux d'entre vous qui seraient passé à côté du second album d'Alela Diane, The Pirate's Gospel, sorti en 2004 et réédité il y a deux ans par Fargo - source d'une (re) découverte de cette artiste folk américaine de ce côté de l'Atlantique, voici une piqûre de rappel sous la forme d'une performance acoustique de My Brambles, issue du tout nouvel album d'Alela, To Be Still, sorti il y a une dizaine de jours.

On la retrouve aux côtés de son papa, via la gracieuse amabilité de Pitchfork.TV:


[Vise un peu] The Breeders - Mountain Battles

L'autre matin je m'lève, dis donc mon pote sur qui que j'tombe ? Émilien, alias Le Aids. Chez moi, quoi, dans le salon, un micro dans la main gauche, les couilles dans la droite, son falzar sur l'épaule, qui me hurle dans son micro, au mépris des lois les plus élémentaires de la physique, du bon sens, et du bon voisinage, que merde quand même il est cool le dernier disque de la grosse Deal, que même (selon ses termes) "Cet album est un grower, totalement, un album qui se révèle être un petit, un minuscule, un ridicule mais génial chef d'œuvre mineur. Et c'est déjà beaucoup.", sur quoi il se met à danser en produisant de maigres volutes de fumée avec ses pieds tout en murmurant de façon assez indigne (rappelons qu'il tient toujours ses bijoux de famille dans une main) qu'il est content de me voir et que ça ne serait pas un mal que je lui voue un culte pendant quelques semaines, sur quoi il disparait dans la fumée, emportant avec lui falzar, rêves, paroles, paroles, paroles (je t'en prie) et aussi une bonne dose de mon canapé tout neuf, littéralement bouffé par la téléportation mystique du gars.
Je me suis réveillé à ce moment là, en sueur (mon front), en effervescence (ma teub) et le sourire aux lèvres (la bouche).

First things first in the morning, j'ai écouté le nouvel album des Breeders, qui semblait être le point de départ prophétique à tout ce foutoir, et je l'ai écouté, sans en attendre grand chose, vu que les Breeders ça n'avait jamais été ma came, et en en attendant tout, une révélation, un coup d'un soir, tout.
J'en ai reçu un héritage. Le devoir de l'écouter plus, la mission d'en parler, de ce disque. Parce que c'est le disque le plus cool sorti en 2008. Plus cool que Stephen Malkmus et les Jicks, c'est dire... Et pourtant la soeurie (fratrie ?) Deal commence à se faire vieille. Ça fait 18 ans qu'est sorti Pod (un album précurseur dont les droits ont été racheté par Apple depuis qu'ils commercialisent leurs télécommandes blanches), et c'est seulement le quatrième album du groupe, le premier en 7 ans, 13 pistes rafraichissantes pour qui aime les Brrrrrrrrrreeders (voilà qui devrait satisfaire les fans de trivia et de statistics).
Overglazed, titre d'ouverture, donne le ton de la coolitude annoncée, par des méthodes assez conventionnelles que ne renieraient pas les Dandy Warhols et autres Brian Jonestown Massacre, mais c'est surtout sur le Bang on qui suit, pouvant paraître ridiculement répétitif et vide au premier abord, que l'on sait à quoi s'en tenir. Cette chanson résume tout. "I love no one and no one loves me". Changez le verbe une ou deux fois et vous avez les couplets, ajoutez une phrase courte et vous avez le refrain. 2 minutes et 3 secondes. Une basse au son tout synthétique que j'aurais habituellement volontiers troquée contre n'importe quel biniou, tout mais pas ça, sonne ici comme l'évidence même, et un minuscule riff de guitare sur le refrain donne le petit + qu'il fallait, et c'est le tube de l'album. Évidemment il faut le comprendre, sinon on trouvera ce morceau tout à fait banal, trop court, trop vide de sons comme d'intérêt, mais ce serait passer à côté d'un entêtement matinal et soiral de cette fameuse phrase "ilovenooneandnoonelovesme", qui, j'irais même jusqu'à le certifier, est aussi un entêtement aprèmidal.

Ecoutez Bang On et laissez vous convaincre que c'est le cool fait rock.

Title TK (une review de ce précédent disque viendra un jour) c'est un album assez carré, intelligent, réfléchi, qui préfigure tout de même un peu Mountain Battles sur certaines choses (notamment la gestion du silence et du vide), mais avec Mountain Battles, on est dans le domaine du "tiens allez j'ai des chansons, je me prends pas la tête, je les jette sur la table, faites en ce que vous voulez les mecs, faites une tournante, bouffez juste la tête si vous n'aimez pas le foie, ou bien commandez une pizza, mais me faites pas chier". Kim Deal vous laisse choisir. Elle s'en branle, elle s'est fait suffisamment de thunes entre 2004 et 2007 avec la reformation des Pixies pour élever ses gamins et en faire des gens aussi gros qu'elle.
Alors vous avez les ballades (We're gonna rise, Regalame esta noche), les morceaux indie rock qui bougent (German Studies, Walk it off, No way...) et au milieu de l'album, si vous avez eu la patience (vous foutez pas de moi, les morceaux sont tous en dessous de 3 minutes sauf le dernier), vous découvrez le ventre moelleux du disque à savoir deux chansons très étranges (Spark et Istanbul), à mille milliards de lieues des chansons de rock indie traditionnelles qu'on trouvait sur les trois premiers disques... Mon Dieu ce disque est leur Kid A (...)!
Mais là ou je trouve Kim la plus touchante c'est sur les ballades à la coule de ce disque, à savoir la mignonne Regalame esta noche, en espingouin donc, et sur Here no more, qui me fait les serpentins dans mon coeur. Kim t'as la meilleure voix, et tu es la plus cool.

A ce prix là, j'ai envie de dire plusieurs choses. d'abord ce n'était pas forcément la peine de caler le titre éponyme (si si, c'est la bonne utilisation du mot "éponyme"), parce que c'est le plus faible du disque. Ensuite, diantre qu'est ce qu'il est bon ce poutain de disque. Et enfin, je suis bien content de l'avoir aimé, envers et contre tout, parce que comme la prophétie intrasommeillale le laissait présager, ce fut le point de départ de plusieurs semaines déjà dévouées à l'adoration sans limite du plus petit rockcritic/bassplayer/singersongwriter/organist/guitariste/comedian/mustacheman du monde à savoir le sida.




Cet album est numéro 10 de mon top albums 2008.

vendredi 27 février 2009

[45 Tours] Joni Mitchell - River (1971)

Là tout de suite, j'ai envie de me la jouer gros bisounours, et pour satisfaire (éventuellement) ceux qui n'auraient pas apprécié la chanson de Magazine de l'autre jour, j'ai décidé de vous faire partager mon instant guimauve à travers l'une des chansons les plus connues de Joni Mitchell, parue sur l'album Blue, à savoir River, une folk song bâtie autour de la ligne mélodique de Jingle Bells, et qu'on qualifiera de "trop mignooooone".

J'ai du mal à me la sortir du crâne, ces jours-ci (alors que par ailleurs, je n'écoute quasiment que du post-punk).
Je n'ai pas trouvé de clip live acceptable, alors la vidéo qui suit propose la chanson dans sa version studio ainsi qu'un visuel moche de type powerpoint. Ne regardez pas les images, mais écoutez la chanson !


ERRATUM: La vidéo en question a été retirée de Youtube par Warner vis à vis d'une sombre histoire de droits d'auteurs, alors je vous propose d'écouter la chanson sur Deezer, ici:

Joni Mitchell - River

[Tip Top] Top 10 Albums 2008

Je sais qu'il est tard pour publier un top albums 2008, qu'on est quasiment en Mars, et qu'on n'a jamais vu ça un type qui publiait un top si tard, que tout le monde s'en fout plus ou moins à cette époque de l'année, et tout le bazar. Mais d'un autre côté, j'ai créé ce blog en Février, alors malgré toute ma volonté, je n'aurais pas pu vous présenter mon top fin Décembre ou début Janvier comme il est de coutume de le faire. Alors lâchez moi les basques.

Voilà donc à quoi ressemble ce fameux top:





1 A Silver Mt. Zion - 13 Blues for Thirteen Moons









2 Department of Eagles - In Ear Park










3 Joseph Arthur - Temporary People










4 Swell - South of the Rain and Snow










5 Stephen Malkmus - Real Emotional Trash










6 Shearwater - Rook










7 Robert Forster - The Evangelist










8 Madrugada - Madrugada









9 Billy Bragg - Mr. Love & Justice









10 The Breeders - Mountain Battles






Cela dit, je ne vais pas me contenter de vous proposer des noms et des pochettes, ce serait un peu trop facile, et pas forcément la meilleure façon de vous donner envie de vous pencher sur ces disques, si vous ne les connaissez pas déjà.

J'ai donc prévu de chroniquer l'un après l'autre chacun de ces disques, et j'ajouterai à chaque fois un lien dans ce top pour aller lire la chronique associée.
A noter que le numéro 3 a déjà été chroniqué, ce qui fait qu'il est déjà linké sur sa chronique.

N'hésitez pas à commenter mon classement très peu objectif, ou à réclamer plus d'informations sur l'un ou l'autre des albums.

jeudi 26 février 2009

[Vise un peu] The King Khan & BBQ Show - Animal Party

King Khan, je vous en ai déjà causé. C'est un canadien au faciès pakistanais dont la bedaine graisseuse, la voix de rockeur garage et la collection de disques de soul music 60's ont fait de ses prestations live l'un des shows indispensables à voir si l'on aime le rock'n roll.

BBQ (alias Mark Sultan) c'est son pote enturbanné, guitariste/chanteur tout aussi dingo.
Ils ont déjà publié plein de disques ensemble, et j'avais même posté un lien Pitchfork.Tv dressant leur portrait live de façon tubesque.

Animal Party est un single sorti fin 2008 avec en face A, un thème garage cool sur lequel Khan déblatère à propos de la fête des animaux. Il imite des porcs à un moment.
God of raisins, en face B, est le gros morceau du single, avec un grand moment de guitares garage servies par un chant soul dément. Ca semble tout con, et ça l'est complètement: con, idiot, drôle, et bandant. Un des singles récents qui m'a le plus chopé, assurément.


Allez jeter une oreille au King Khan & BBQ Show sur Myspace. Animal Party est en écoute...

mercredi 25 février 2009

[45 Tours] Magazine - The light pours out of me (1978)

Je suis un être plein de contradiction. Aussi ai-je attendu de vous avoir récapitulé l'ensemble des catégories d'articles, existantes et à venir, pour très vite en créer une nouvelle.
Ne vous en faites pas, rien de très compliqué, et cela risque même de devenir un type d'articles assez courant: il s'agit de vous proposer un single - ou 45 tours comme l'on disait jadis, avant que cela ne devienne "CD 2 titres" dans les années 90 puis "singôle" depuis quelques temps - via son clip, et de vous en toucher deux mots.
Je sens venir des questions, mais comme vous êtes encore timides sur les commentaires, je vais me la jouer précog et anticiper:

"Comment choisis-tu les singles ?"
>> Facile, ce seront les morceaux qui hantent régulièrement la caverne humide qui me sert de caboche. Par ailleurs, ce ne seront que des chansons poussiéreuses, souvent issues des années 70 et 80 (mais aussi des 60's et 90's, mais moins).
"Quel intérêt pour nous ?"
>> Ça vous fera une culture musicale ! (bam dans les dents)
" Et s'il n'existe pas de clip ?"
>> Dans ce cas, je vous la chanterai, non mais ça va aller, oui ?

On commence donc, tout de suite, avec une chanson issue du premier album de Magazine, groupe pionnier du mouvement post-punk en Angleterre, avec à sa tête un intellectuel au look glam ténébreux, Howard Devoto.
On est en 1978, Devoto explique en partie la "pulsion négative" qui le fait mener sa barque depuis qu'il a quitté les Buzzcocks, et cette lumière qui sort de lui, c'est à l'en croire la créativité issue d'une négativité emplie d'amour (noir)... euh...

The Light Pours Out Of Me:


mardi 24 février 2009

[Vise un peu] Spiritualized - Songs in A&E

Les musiciens qui ont écouté les Beatles dès le berceau, et qui sont arrivés à maturité au début des années 90 en pleine période shoegaze, on en compte un certain nombre: Anton Newcombe, Noel Gallagher, et Jason Spaceman sont les trois sur lesquels je vais me concentrer aujourd'hui.
Chacun a eu sa façon de bâtir sa musique à partir de ces deux données préalables.
Gallagher a choisi d'actualiser sans se fouler les compos des sixties en leur ajoutant un son actuel, et on sait ce que ça a donné.
Newcombe a fait revivre un genre entier avec génie en l'espace de deux ans (1995 et 1996).
Jason Spaceman, lui, a d'abord exploré le son de son époque (au sein de Spacemen 3), avant de sortir des disques résolument plus pop (dont le fleuron reste le très beau Ladies and Gentlemen we are floating in space en 97), tout en gardant une sorte de mélancolie dépressive que l'on ne trouve pas chez ses deux collègues.
Après une longue attente (5 ans de puis Amazing grace), Spaceman revient donc avec un long disque pop ambitieux en ce sens que Spaceman essaie d'en faire quelque chose d'homogène, avec des interludes (les 6 "Harmony"), des titres se faisant écho (I gotta fire, Sitting on fire, Soul on fire) et deux accords majeurs (le La et le Mi, donc), en guise de moteur de composition.
On a vu pire, comme idée. Faire un album de pop entièrement basé sur le La et le Mi,c'est pas une idée à la con.C'est le genre d'idée qui aurait pu être à la base d'un album de Le Aids.

Là où Spaceman se démarque de ses deux compères, c'est lorsqu'il sort ce disque en 2008. Alors que les deux autres nagent dans leur propre caca, et qu'on n'aurait pas donné un kopek de lui, il revient en force avec des tubes et des ballades.
I gotta fire et Yeah, Yeah (dont le titre évoque indirectement une des rares chansons écoutables du dernier disque d'Anton Newcombe) sont les tubes pop-rock qu'il faut découvrir en priorité.
Sweet Talk et Soul on fire sont les ballades les plus chouettes venues d'Angleterre depuis la sortie du dernier Billy Bragg il y a quelques temps.
Et finalement, pour ceux qui se souviennent de la très déprimante Broken Heart sur Ladies and Gentlemen, son équivalent ici est Death, take your fiddle.





Vous allez me dire : "mais alors c'est genre le meilleur album de l'année ou quoi ?"
Et moi de vous répondre pronto: "non mais il faut l'écouter, parce qu'il ressucite une britpop assassinée par Chris Martin".
Son véritable défaut est d'être bien trop long pour un album de pop. Spaceman aurait du soit zapper les interludes, soit, d'après moi, arrêter son disque après la 11ème piste, puisqu'après celle-ci il n'atteint jamais les hauteurs dont j'ai parlé précédemment.

Allez jeter une oreille sur le myspace de Jason.
Et sur son site Internet.

lundi 23 février 2009

[Vise un peu] Songwriters en 2008

Syd Matters - Ghost Days

Ma grande peur c'était de voir sortir la copie conforme du second album du groupe (Someday we will bababa). Un premier bon point pour cet album puisque ce n'est pas du tout le cas. Pas de ballades pop qui bougent, avec un groupe derrière, pas trop de sucre. On dirait que l'autre penchant du premier album (le côté mélancolicorêveur) est allé droit dans ce disque. L'univers sonore et musical de Jonathan Morali est toujours le même, mais il ne s'embarrasse pas sur ce disque d'emballer son contenu dans un paquet de bons sentiments. En clair, si on voyait du Radiohead, du Pink Floyd, ou autre-groupe-pop-un-peu-triste-connu-du-grand-public, sur son premier disque, désormais ce n'est plus du tout le cas. C'est plus du côté de Nick Drake qu'on pourrait aller chercher une lointaine influence, vu que les morceaux sont tous très basés sur l'harmonie guitare-voix très bien assurée par Jonathan. Ces morceaux, il faut aller les chercher pour les aimer, il faut s'accrocher. Mélodiquement comme lyrythmiquement, parfois, c'est volontairement bancal (My Lover's on the pier qui est produite et composée comme de l'indie pop américaine de la fin des années 90, style The Sea and Cake, par exemple..) et ça sonne même parfois à côté. Presque complètement à côté. MAIS JE SAIS qu'il le fait exprès (le début de Nobody Told me, avec cette batterie dégueulassement lente, et Jonathan qui chante presque faux "Something's going backwards").
J'ai l'impression d'un disque beaucoup plus intimiste, quand j'écoute les textes, et ça sonne du coup beaucoup moins comme un étalage d'influences ou comme une démonstration de production et d'arrangements, que comme un pari de songwriting (Louise, trop mignooooonne). C'est un disque qu'on peut trouver mou très facilement, si on ne l'écoute pas bien, mais je trouve que c'est un disque qui a des couilles. Et pour ça je le trouve bien plus intéressant qu'une éventuelle séquelle à Someday bababa qui aurait été de la redite chiante.

Évidemment, il y a des choses qui font que. Que cet album n'est pas parfait loin de là. Le genre de petits détails, qui étaient peut être marrants en 2003, déjà, mais qui sont agaçants avec le temps, style la fin de Anytime Now, qui ne sert à rien, alors que la chanson est un highlight. Ou encore la voix de Jonathan, qui est certes jolie et cool, mais qui ne se renouvelle pas beaucoup depuis 5 ans. Ou bien évidemment ce côté "mou du genou" que se traine le disque, quand il est comparé aux deux premiers albums. (Mais de ce côté là, ça me convient très bien).
Cela dit, ça reste pour moi une bonne surprise, et contre toute attente (je dis ça parce que je n'écoute plus les premiers disques depuis des mois et des mois et aussi parce que je l'ai moi aussi trouvé chiant en première écoute), c'est l'un des albums 2008 que j'ai le plus écouté.














Adem - Takes

Adem c'est un type venu de Fridge, le groupe anglais de pop frigidère. Je ne connais ce band que de nom, mais c'est un trivia comme un autre.
Ce type reprend à la gratte de façon intelligente et de bon gout des chansons de groupes tels dEUS, Pinback, PJ Harvey, Bedhead, Lisa Germano et d'autres...
Aors là vous allez me dire "fais nous pas le coup de nous sortir un second José Gonzalez, salop!".
Et je vous dis non.
Je vous dis "Mieux, bien mieux."

D'avantage que Don Nino qui avait sorti un album de reprises fin 2007 (Mentors Menteurs), dans un style moins folk et moins prenant, mais tout de même sympa. Et dans un style complètement différent d'un José Gonzalez par exemple, que j'aime beaucoup, lui aussi, mais qui se réapproprie vachement plus les chansons, trouve-je, il faut l'écouter, le faire tourner sur la platine.

La voix toute mollasse de ce type, qui me rappelle parfois un peu celle de M. Kadane, de The New Year, et ses reprises fameuses (si l'on excepte celle de Oh, My Lover, de PJ Harvey, trop proche de l'originale pour être intéressante) me font chaud au coeur, et je vous reconseille donc l'écoute de ce disque de reprises à classer dans la catégorie "José Gonzalez m'arrive pas au talon".

La liste des reprises :

Bedhead - 'Bedside Table'
PJ Harvey - 'Oh My Lover'
Lisa Germano - 'Slide'
Pinback - 'Loro'
dEUS - 'Hotellounge (Be The Death Of Me)'
Aphex Twin - 'To Cure A Weakling Child + Boy/Girl Song'
Yo La Tengo - 'Tears Are In Your Eyes'
Smashing Pumpkins - 'Starla'
Tortoise - 'Gamera'
Björk - 'Unravel'
The Breeders - 'Invisible Man'
Low - 'Laser Beam'

dimanche 22 février 2009

Des clés et des indices

Je vous envisage comme des gens perspicaces, des malins, des renards, mais je sais qu'au milieu d'un troupeau, il y a toujours des gens un peu plus lents, et c'est pour ceux-là, que je ne condamne pas, que j'ai décidé de revenir brièvement sur les catégories d'articles, afin de clarifier une bonne fois pour toutes ce qu'elles signifient, vu que vous pouvez consulter l'intégralité de chaque rubrique grâce aux tags (regardez tout en bas de la side bar).

Comptez pas sur moi vise à passer des coups de gueule, ou tout simplement à cracher du venin sur quelque chose qui me révulse. C'est tout sauf objectif, et ça n'est pas très gentil.
Tip Top présente des tops, mais pas forcément les miens. Tops de fin d'année, chansons, albums, thématiques, flops...
Au niveau du son servira (à ce jour, aucun n'a été publié) à présenter l'analyse d'un groupe/disque/chanson via sa production, et tout ce qui se rapporte au studio, aux arrangements, mixage et tous ces trucs.
Alors quoi ? compile brèves, avis, éditoriaux, professions de foi, déclarations, dialogues de bar...
Je veux savoir sert à annoncer les news.
C'est Tout Vu repose sur le visuel et propose des vidéos, des images et autres photos.
L'addition sera l'occasion d'un bilan de fin d'année mêlant tops et résumés.
Fallait que ça sorte se présente sous la forme d'un dossier flashback, revenant sur des mouvements, genres musicaux, modes, ou sur la carrière d'un artiste.
Vise un peu, mon fond de commerce, regroupe des chroniques de disques d'actualité.
One on one sera l'occasion de mettre en parallèle deux sujets (albums, groupes, chansons, mouvements, musiciens, etc...).
Quitte ou double, c'est le moment pour vous de donner votre avis sur quelque chose qui fait débat.
Full Frontal mettra les artistes au premier plan en les confrontant à l'exercice de l'interview (laissez-moi un peu de temps pour ça, je m'installe encore).

Voilà tout pour le moment. D'autres catégories aux noms suspects sont susceptibles de naître de mon imagination débridée et perverse, mais on verra ça plus tard.
Pour l'instant, je vous file les clés de la baraque, alors essayez de vous sentir chez vous.
Et invitez des amis !




Ah, et puis voici un petit teaser de ce qui vous attend pour les semaines qui viennent, en vrac:

Des disques sortis en 2009 seront chroniqués, on reviendra sur la carrière de Lou Reed, on causera d'indie rock, de pop/rock commercial, et des songwriters qui ont marqué 2008. Je dévoilerai enfin mon top 10 de cette même année, on parlera peut-être des années 80, on comparera deux fameux albums de pop anglaise, je vous présenterai mon ami Marc S. et son avatar musical, No Opera, et un premier sondage verra le jour.

A très vite !